Bulletin historique de la division Montrichard
A dater du 9 frimaire, la division Montrichard fut constituée ainsi qu'il suit :
Brigade de droite : 1" bataillon de la 37", l" et 3» bataillons de la 109% 1" et 2* escadrons du 9* hussards, une demi-compagnie d'artillerie légère, une escouade de sapeurs.
Brigade de gauche : 84* demi-brigade, 3* et 4« escadrons du 9*' hussards, une demi-compagnie d'artillerie légère, une escouade de sapeurs.
Réserve : 2" bataillon de la 109*, trois compagnies de dragons, deux pièces d'artillerie de position.
MARCHE DE l'aHMÉE DU RHIN VERS l'iNN 123
bachau, afin d'éclairer les débouchés venant de Kufstein et de rinn en amont*.
A la l'^^ division de l'aile droite, Molitor approuva les dispositions prises par l'adjudant général Martial Thomas pour la défense des passages du Vorarlberg. Il lui recommanda seulement d'avoir une réserve plus forte à Feldkirch. Il lui faisait observer au surplus que la garde de la vallée de la Landquart incombait à l'armée des Grisons, qui avait dû laisser un corps d'observation à Coire. Martial Thomas devait s'entendre à cet effet avec le général commandant ce corps -.
Les instructions de Moreau, transmises par Lahorie, n'arrivèrent à Decaen que le 9 frimaire à 10 heures du matin. Afin de s'y conformer, Decaen poussa aussitôt le détachement Laffon sur Beiharting, d'où deux partis, forts chacun d'un escadron et de deux compagnies, se portèrent l'un sur Rain, l'autre sur Lampferding. Des reconnaissances rayonnèrent de ces deux localités sur Tlnn, vers Rott, Hochstâtt, Schechen, Marienberg, et se relièrent vers le sud aux troupes de Montrichard qui occupaient Aibling. Une brigade s'établit en échelons entre Mailling et Hohenthann, en soutien du détachement Laffon ; l'autre cantonna aux environs de Zinneberg; enfin la légion polonaise occupa Moosach et Buch. Le quartier général fut transféré à Beiharting'^. En raison de l'arrivée tardive de la lettre de Lahorie, Decaen n'avait pu atteindre l'inn vers Rott qu'au soleil couchant. Sa reconnaissance fut donc assez sommaire et porta sur le cours de la rivière en amont de Rott. Il constata que l'Inn coulait « dans un vallon de 600 à 700 toises de largeur »; les bords en étaient « assez escarpés »; la rive droite était dominante; la rivière coulait généralement au pied
1. Lecourbe à Gudin, 9 friçiiire; Gudia à Pathod, Gmund, 9 fiimLire (deux lettres); Gudin à Lecourbe, Gmund, 9 frimaire.