Hùfîer, loc. cit., t. II, p. ^CO
DÉBOUCHÉ DE l'aRMÉE AUTRICHIENNE 141
il fît rétablir le pont détruit par les Française Kienmayer avait été obligé de faire passer son artillerie par Neumarkt à cause du mauvais état des chemins ; il s'était établi à Vilsbiburg, couvert par un régiment de dragons, campé sur la route, à une lieue en avant ; il avait détaché vers Erding deux escadrons qui s'étaient installés à Taufkirchen^. Le général Lôpper, à gauche, s'était replié sur Harting, au sud d'Ampfing3. Un léger engagement eut lieu du côté d'Aibling entre deux escadrons de cavalerie du corps de Condé et la tête de colonne de la division Montrichard^. A l'extrême gauche, Hiller avait occupé l'Adlerberg^.
L'archiduc Jean rendait compte à Vienne, dès son arrivée à Ampfmg, de l'exécution de son mouvement :
« Je suis parvenu aujourd'hui ici, à Ampfing, après avoir fait avec l'armée une marche très pénible : plusieurs fractions ont marché pendant douze heures. A l'arrivée de la tête de l'armée, le général Ney, qui devait avoir sous ses ordres trois régiments de cavalerie et sept demi-brigades, se trouvait précisément en marche, en colonne, de ce côté : il jugea bon, en apercevant nos colonnes, de se replier sur Haag à travers la forêt. Notre infanterie était trop fatiguée et trop peu d'éléments étaient arrivés pour pouvoir me permettre d'attaquer : je me suis vu obligé d'attendre à demain pour le faire^ ».
Il annonçait dans la même lettre que le corps de Simbschen était tranquille, qu'une attaque d'Augereau à l'extrême droite
1. Meczery à l'archiduc Jean, Landshut, 30 novembre 1830, 2 heures soir (K. K. Archiv, XI, 169). — Cf. K. K. Archiv, Xll, ad 98 b, 58 et 137.
2. Kienmayer à l'archiduc Jean, Vilsbiburg, 30 novembre 1800 (K. K. Archiv, XI, 170); le même au même, 30 novembre 1800 (Ibid., XI, 171). — Cf. Hûtïer, loc. cit., t. II, p. 471.