Rapport de Grenier. — Les corps de troupes sont
Infanterie : trois bataillons de la 15^, deux de la 23*, trois de la 103*, trois de la 76% les grenadiers de ces corps; trois bataillons de la 53% trois de la 89*.
Cavalerie : 13* et 2* régiments de dragons, 13* régiment de cavalerie, 19* et 23* régiments de chasseurs.
Artillerie : 6* compagnie du 2* régiment d'artillerie légère, 3* et 2* compagnies du 7* régiment d'artillerie légère, 4* compagnie du 8* régiment d'artillerie légère, 3* compagnie du 7* régiment d'artillerie à pied.
4. K. K. Archiv, XII, ad 229 b ; Œstreichische militàrische Zeitschrift, 1836, t. IV, p. 14. — Riesch évalue ses propres pertes à 500 hommes et annonce avoir fait 300 prisonniers (Hùffer, loc, cit., t. II, p. 464).
5. Œstreichische militàrische Zeitschrift, 1836, t. IV, p. 14.
COMBAT d'aMPFING 153
ce n'était pas le cas de parader. Il fallait attaquer par la gauche et par le centre, par la droite en colonnes et au pas de charge, tête baissée. En profitant ainsi de sa grande supériorité, il eût entamé et mis en déroute les divisions Ney et Hardy 1 ».
A 5 heures de Taprès-midi, l'archiduc Jean arriva sur les hauteurs de Ramsau. Grisé par le succès^, il expédia de tous côtés la nouvelle de la défaite de l'armée française et écrivit le soir même à l'Empereur, de son quartier général de Haun : « L'ennemi, fort de trois divisions, était établi, à une demi-lieue d'Ampfmg, sur des hauteurs très avantageuses. Il s'est défendu avec opiniâtreté, mais a dû céder partout devant la bravoure de nos troupes. Nous avons combattu pendant dix heures pour conquérir pas à pas le terrain qui s'étend jusqu'à Ramsau. Nous avons pris 6 canons et fait 800 prisonniers. Nos pertes sont assez importantes, mais elles consistent surtout en blessés^ ».
L'archiduc ne se trouvait pas satisfait des opérations des colonnes latérales. Dans ses ordres pour le 2 décembre, il manifestait son mécontentement par ces mots : « J'attends [pour demain] plus de rapidité qu'aujourd'hui dans la marche des colonnes des ailes ^ ».
Le mouvement de la colonne Kienmayer avait également donné lieu à des mécomptes : il lui avait été impossible de dépasser Taufkirchen; le gros s'était arrêté à Hubenstein^. Une partie seulement de l'artillerie et quelques caissons avaient pu suivre; le reste, avec les équipages, avait été dirigé
i. Mémoires de Napoléon (Gourgaud), t. II, p. 55-5G.
2. Notices historiques sur les opérations de l'armée autrichienne pendant la campagne d'hiver de 1800 (Carrion-Nisas, loc. cit., p. 366).
3. Hûffer, loc. cit., t. Il, p. 428. — Cf. K. K. Archiv, XII, ad 11 et 19.