‹ HohenlindenChapitre 149 sur 344 · Decaen, Mémoires inédits · texte numérisé non relu

Decaen, Mémoires inédits

ché décidé sur Hohenlinden, s'il exécutait ce mouvement. En^ cas d'attaque, le général en chef se rendrait sur Hohenlinden, où il vous transmettra ses instructions ultérieures * )).

Ces ordres furent précisés dans la nuit; car Richepance^ mandait à Decaen, le 12 frimaire, à 2 h. 30 du matin : « J'ai reçu; mon cher Général, Tordre d'attaquer aussitôt mon arrivée à Christoph. En laissant mes avant-postes, ce serait m'affaiblir d'autant, et je pense d'ailleurs qu'ils seraient compromis. Je vous prie donc de les faire relever par des troupes de la division que vous commandez, le plus tôt possible-». Cette réponse causa à Decaen une certaine contrariété, a II' n'y avait aucun inconvénient pour le général Richepance de s'affaiblir momentanément du nombre d'hommes qui gardaient les avant-postes et que je lui avais demandé d'y laisser, puisque je devais suivre de près son mouvement afin de le soutenir; tandis qu'il importait pour nos deux divisions que le débouché sur Wasserburg restât gardé ; d'ailleurs ces postes couvraient son flanc droit ainsi que la queue de sa colonne et ils empêchaient les partis ennemis de pénétrer dans l'intervalle qui se trouverait entre les deux divisions jusqu'à ce que j'eusse opéré ma jonction; d'un autre côté, en levant ces postes, c'était faire trop tôt connaître à l'ennemi qu'on était en mouvement, ce qui pouvait le déterminer à s'y mettre lui-ùiême soit pour attaquer directement, soit pour se borner seulement à vouloir s'assurer de la direction qu'on aurait pu prendre; enfin qu'il pourrait arriver qu'obligé de repousser l'ennemi, qui se serait avancé sur le terrain abandonné par la division Richepance, il en pourrait résulter ua retard d'opérer ma jonction avec lui ^ ».

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