‹ HohenlindenChapitre 178 sur 344 · LE MOUVEMENT TOURNANT DE RICHEPANCE · texte numérisé non relu

LE MOUVEMENT TOURNANT DE RICHEPANCE

bois afin de couvrir les flancs de la colonne. Le 1^^ régiment de chasseurs, soutenu par la 8^ demi-brigade, resta à l'entrée de la forêt, avec une fraction vers Maitenbeth, pour observer la cavalerie autrichienne et bavaroise, et protéger les derrières de la 48« demi-brigade, qui allait se porter vers Touest par la chaussée et aborder la colonne Kollowrat à revers *.

1. Rapport de Richepance ; Bulletin historique du 11 au 20 frimaire.

CEIAPITRE VIII

La colonne Kollowrat assaillie à revers.

Dispositions prises par les Aulrichiens pour faire face à Richepance. — La 48* enlève du premier élan une batterie à cheval. — Deux bataillons bavarois cèdent. — Marche victorieuse de la 48*. — Retraite de Wrede sur Dorfen. — La colonne Kollowrat en désordre.

Vers 10 heures du matin, Farchiduc Jean, qui se tenait de sa personne sur la chaussée de Hohenlinden, reçut de sa cavalerie des nouvelles graves. Des troupes françaises, mandait-on, s'établissaient à l'entrée est de la forêt de Haag. Une charge du 1^^ régiment de chasseurs avait été repoussée, il est vrai, par les chevau-légers bavarois ; mais ceux-ci, dans leur poursuite, s'étaient heurtés à de l'infanterie et avaient dû s'arrêter. La cavalerie de la colonne Kollov^rat faisait connaître en même temps qu'elle s'était portée au nord de la grande route, en face de Maitenbeth*. On supposa, à Tétat-major autrichien, que ces troupes françaises ne pouvaient être qu'une fraction isolée battue par Riesch, et cherchant une issue de ce côté. Afin de s'en convaincre, le colonel Weyrother, de l'état-major général, se rendit en toute hâte à l'entrée est de la forêt. Le bataillon bavarois Preysing fit demi-tour et le suivit, puis pénétra dans les bois situés à sa droite pour en chasser les Français^. Les deux bataillons du colonel Reuss, déjà en mouvement sur Christoph, reçurent contre-ordre : l'un d'eux, Stengel, fut chargé de couvrir l'aile gauche du bataillon Preysing ; l'autre, Schlossberg, marcha en réserve en arrière^. En outre, quatre pièces

1. Zweibrûckcn-Ditfurth à l'Électeur Max-Joseph, 6 ou 7 décembre (Hûtîer, lOG. cit., t. II, p. 4C1) ; Heilmann, loc. cit., p. 58. '2. Œstreichische militdri^che Zeitsclirift, 1830, t. IV, p. 31. 3. Les canons de ces bataillons restèrent sur la route.

Page 1