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CHAPITRE II

Le plan d'ensemble de Bonaparte.

Situation des armées françaises. — Le rôle principal réservé d'abord à Moreau. — Missions assignées à Augereau, à Brune, à Macdonald. — Entretiens de Mathieu Dumas avec le Premier Consul. — Bonaparte persiste à diriger l'armée des Grisons sur Trente. — Son projet de marche concentrique sur Vienne. — Il se réserve le rôle décisif avec l'armée d'Italie renforcée de la Garde et des grenadiers de Murât.

Le 6 frimaire an IX (27 novembre 1800), les quatre armées françaises étaient prêtes à entrer en campagne.

La majeure partie de l'armée du Rhin, forte de 95.540 hommes présents sous les armes, était concentrée dans la région entre Tlnn et Flsar, sur les débouchés de Mûhldorf, de Wasserburg et de Rosenheim ^.

L'armée gallo-batave, commandée par Augereau et comptant 16.260 combattants 2, était en marche sur les deux rives du Main pour se porter de Mergentheim et de Miltenberg sur Schweinfurt. La division batave Dumonceau faisait le blocus de la citadelle de Wûrzburg. Un corps d'observation, sous les ordres du chef de brigade Dessaix, se trouvait à Aschaffenburg, face aux insurgés de la Westphalie dirigés par le baron d'Albini^.

L'armée des Grisons, sous les ordres de Macdonald et présentant un effectif de 18.602 hommes ^, se concentrait à Goire pour passer en Valteline. Une de ses divisions occupait cette vallée depuis un mois environ ; une autre gardait les débouchés de la Landquart et de l'Albula^.

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