‹ HohenlindenChapitre 184 sur 344 · Rapport de Grouchy, Reichertsheim, 14 frimaire · texte numérisé non relu

Rapport de Grouchy, Reichertsheim, 14 frimaire

6. Zweibrûcken à l'Électeur Max-Joseph, 6 ou 7 décembre (Hûffer, loc. cit.. t. II, p. 4b4).

La légion polonaise, dirigée par Decaen vers la grande route de Haag, débouchait à ce moment sur la chaussée, vers le Schimmelberg, et faisait irruption au milieu du parc d'artillerie autrichien, que Richepance atteignait à revers et que Ton captura en entier.

La confusion de Tennemi, assailli de front, sur son flanc gauche et à dos, devint alors générale. Toute résistance cessa ; « le soldat, se voyant attaqué de trois côtés, s'enfuit par le seul qui restait libre )), c'est-à-dire vers le nord K

La colonne Kollowrat, a pressée de toutes parts, flotte, tourbillonne et finit par se précipiter dans la forêt que la route traverse. Des cris affreux se font entendre ; c'est la mort qui poursuit les fuyards à travers les sapins, derrière lesquels ils cherchent vainement un asile ; .ce n'est qu'en implorant la générosité du vainqueur qu'ils échappent au carnage. La chaussée, couverte il n'y a qu'un instant de milliers de soldats, n'offre plus maintenant que des cadavres épars, des chevaux épouvantés, sans maître qui les guide, des chariots, des caissons renversés, et 87 pièces d'artillerie en notre pouvoir- ».

La colonne Kollowrat n'existait plus ^. « Tout ce qui était engouffré dans le bois, étendu d'environ une lieue et demie, écrivait Moreau, a été tué, pris ou dispersé ^. )) Deroy et 18 officiers bavarois étaient prisonniers. Zweibrûcken ne put échapper au même sort que grâce au dévouement d'un artilleur à cheval. L'archiduc Jean lui-même parvint à grand'peine à se frayer un passage^.

1. Relation des mouvements de l'armée autrichienne. — Cf. Zweibrûcken à l'archiduc Jean, Mùhldorf, 4 décembre (Hûfïer, loo. cit., t. II, p. 454).

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