OFFENSIVE DES DIVISIONS LEGRAND ET BASÏOUL
Bastoul reprit alors l'attaque avec une nouvelle vigueur. Il lut blessé « au moment où, s'étant saisi d'un drapeau, il se portait à pied à la tête des troupes pour reprendre le bois de Tading dont l'ennemi s'était emparé ^ )).
La nuit arrivait. Confiant à Gavassini le commandement de Tarrière-garde, Schwarzenberg se replia en bon ordre sur Isen sans perdre un canon, bien que les chemins fussent très mauvais. D'Isen, il continua sa retraite sur Dorfen^.
Baiilet ne s'était pas départi de son attitude à peu près passive sur les hauteurs de Mittbach. La nouvelle de la déroute de Kollowrat lui parvint, confirmée par l'arrivée de bandes de fuyards. Il apprit d'autre part la défaite de farchiduc Ferdinand. Sans chercher à soutenir Schwarzenberg, il prit le parti de battre en retraite sous la protection de deux bataillons Olivier Wallis et de six escadrons des hussards Archiduc- Ferdinand, qui restèrent sur les hauteurs de Mittbach. Avec le reste de ses forces il rétrograda sur Burgrain et de là sur Isen, où il fit sa jonction avec Frenel. Sa tête de colonne atteignit Dorjen à 4 heures du matin; les derniers éléments à 8 heures seulement^.
L'aile gauche avait perdu 7 officiers et 60 sous-ofïiciers et soldats tués; 15 officiers et 621 sous-officiers et soldats blessés ; 4 officiers et 137 hommes faits prisonniers^.
« Le résultat de cette brillante journée, dit Grenier, fait
treichische militàrische Zeitschrift, 1836, t. IV, p. 35. — D'après le Bulletin historique de la division Bastoul, Barbé fut a retenu prisonnier contre le droit des gens ».