‹ HohenlindenChapitre 245 sur 344 · Grenier à Moreau, Wasserburg, 20 frimaire, 7 heures soir · texte numérisé non relu

Grenier à Moreau, Wasserburg, 20 frimaire, 7 heures soir

grosses colonnes sur les deux routes qui, de Rosenheim et de Wasserburg conduisent à Salzburg. Le corps de Lecourbe, à Test de Traunstein, avait une avance de près de 40 kilomètres sur la tête de la colonne de gauche, constituée par la division Decaen àObing. Les trois divisions Gudin, Montrichard, Grouchy étaient donc exposées à lutter isolément, pendant une journée entière, contre des forces supérieures. Aussi Moreau, en annonçait à Lecourbe le passage de l'Inn par l'aile gauche et les mouvements de Richepance et de Decaen, ajoutait-il sagement : « ... Nous sommes parfaitement en mesure, et tout va au mieux. Si vous trouviez cependant sur votre route des forces majeures, il ne faut pas compromettre un aussi beau succès dans un combat inégal* ». Decaen fut invité d'ailleurs à hâter sa marche, afin a de se mettre en ligne » avec Lecourbe; Richepance le suivrait en réserve. Grenier devait, dans le même but, envoyer la réserve de cavalerie sur la route de Wasserburg à Salzburg, et faire marcher une division a sur la gauche du général Richepance » pour soutenir Lecourbe « si l'ennemi voulait livrer un combat en avant de la Salzach^ ».

Le reste du corps de Grenier se dirigerait sur Burghausen en tenant soigneusement le pont de Marktl par lequel l'ennemi, partant de Braunau, pourrait tomber sur son flanc gauche. On devait détruire ce passage, s'il n'était pas possible de le défendre ^.

L'archiduc Jean, dont le quartier général était encore, dans la matinée du il, à Teisendorf, attendait avec impatience l'arrivée de Kienmayer ^. Prévoyant un nouveau mouvement rétrograde, il lui faisait part de son intention de rester sur la

Page 1