Lecourbe à Moreau, Salzburg, 11 ventôse
4. Lecourbe à Moreau, Mondseo, 20 frimaire. — Le rapport de Riesch (K. K. Archiv, XII, 2C9) et VOEUreichische miliiàrisclie Zeitschrift (1830, t. IV, p. 207) •déclarent au contraire que la cavalerie autricliienne se débarrassa par ses charges de la cavalerie française qui, affirme Riesch, « ne reparut plus de la journée ». A comparer le rapport de I^ecourbe aux Bulletins historiques des divisions Montrichard et Gudin, il semble bien que ce rapport ait exagéré le succès de la cavalerie française. Napoléon attribue, non sans quelque raison, l'échec qu'a essuyé Lecourbe au « peu de cavalerie qui se trouvait à l'avant-garde » [Mémoires de Napoléon (Gourgaud^, t. II, p. b9].
5. Lecourbe à Moreau, Mondsee, 20 frimaire. 0. Il mourut des suites de sa blessure.
7. (( Ce brave homme réunissait toutes les qualités militaires : zt'le, courage, intelligence; il avait toujours refusé de l'avancement, quoique depuis plusieurs années on lui en eût olïert. C'était un homme rare dans son arme... » (Lecourbe à Moreau, Mondsee, 20 frimaire).
COiMBATS DE SALZBURG 313"
Lecourbe vit que le combat n'était pas égal, surtout en artillerie. Il fit replier les ailes et évacuer Gois, que rennemi réoccupa aussitôt et où il plaça du canon. Vers 3 heures, Lecourbe renvoya sur la rive gauche de la Saalach, par Hamerau, vers Feldkirchen, Tartillerie et la cavalerie, puis, en échelons, Tinfanterie des divisions Montrichard et Gudin, et se borna à conserver Wals comme tête de pont. La 94® et un bataillon de la 36® restèrent en bataille autour du village en jetant des tirailleurs dans la plaine. Ainsi, dit Lecourbe, je conservais « la faculté de déboucher sur Salzburg aussitôt que le gros de Tarmée paraîtrait à ma hauteur sur la rive droite de la Salzach^ ».
Les Autrichiens se préparaient à tenter une nouvelle attaque pour enlever cette position, quand Riesch reçut de Tarchiduc Jean Tordre de battre en retraite à la tombée de la nuit, de repasser la Salzach et de marcher sur Neumarkt. Le quartier général autrichien venait d'apprendre, en effet, que les Français avaient franchi la Salzach à Laufen et menaçaient leurs communications-. Riesch replia aussitôt son infanterie et se contenta de laisser Tartillerie et la cavalerie dans la plaine à l'ouest de Viehhausen^.
Les pertes des Français s'élevaient à 560 hommes tués, blessés ou faits prisonniers^.
Dans son rapport à Moreau, Lecourbe comblait d'éloges ses aides de camp, les officiers de son état-major et un grand nombre d'officiers de tout grade. « Je ne puis passer sous-