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Lecourbe à Moreau, Gmunden, 28 frimaire

4. Cette brigade comptait à peine 2.500 hommes (Richepance à Moreau, Steyer, 1" nivôse, 10 h. 30 matin).

5. Rapport sur l'aiîaire du corps du général Meczery, 19 décembre (K. K. Archiv, XII, 366).

hommes, la plupart de cavalerie* ». L'élan de nos troupes est tel que des chasseurs du 1«^ bataillon de la 14® légère et des grenadiers de la 27® de ligne traversent Lambach et parviennent près du pont sur la Traun qu'ils ont la présence d'esprit de barricader en renversant plusieurs voitures d'équipage. .Ils reprennent ensuite leurs fusils et ouvrent le feu sur cette foule de cavaliers, de fantassins « qui, mêlés, pressés, confondus, ne peuvent ni avancer ni reculer* )). Fort heureusement pour une partie des troupes autrichiennes, la route de Wels était encore libre ; les unités qui n'étaient pas trop engagées dans Lambach s'enfuirent dans cette direction. Le reste fut tué, blessé ou pris. Le général Meczery, le colonel Harsany, le prince de Liechtenstein et une trentaine d'officiers de tout grade étaient parmi les prisonniers. Le 2® uhlans et le régiment Meszaros étaient réduits à 300 chevaux. Les Grenz Husaren n'étaient plus que 180 -. Quelques bouches à feu restèrent entre les mains de la division Richepance : le souslieutenant Spinger notamment s'empara de l'une d'elles, la troisième depuis le commencement de la campagne^.

(( Mes troupes sont étonnantes, écrivait Richepance... Le 5® de hussards, les 1®^ et 20® de chasseurs, tantôt soutenant, tantôt soutenus du 1®^ bataillon de la 14® légère et de deux bataillons de la 27® de ligne, ont rivalisé de courage avec cette infanterie, et ce n'est pas peu dire^ ».

Les fractions autrichiennes qui avaient passé la Traun mirent le feu au pont, qui avait été enduit de goudron et recouvert de fascines. Mais quelques soldats de la 14® légère.

1. Rapport de Dessolle, du 24 frimaire au 4 nivôse. — Cf. Richepance à Moreau Steyer, 1" nivôse.

2. Schwarzenberg à l'arcliiduc Charles, Steinerkirchen, 19 décembre (K. K. Archiv, XII, 373).

3. Rapport de Dessolle; Rapport de Richepance à Moreau sur les actions particulières d'éclat qui ont eu lieu dans sa division depuis le 12 frimaire jusqu'au 28 du même mois.

4. Richepance à Moreau, 28 frimaire, 3 h. 30 soir, et Lambach, 7 heures soir.

et, à leur tête, le caporal Pierre Nicolin, se précipitèrent sur le brasier et parvinrent à l'éteindre. Un bataillon de la 27® se forma rapidement sur la rive droite et attaqua vigoureusement une arrière-garde embusquée dans les bois que traverse la route de Wimsbach. « Après trois quarts d'heure d'un combat acharné », les Autrichiens furent chassés de leur point d'appui et mis en déroute, laissant aux mains des Français un convoi d'environ 500 chariots de vivres et de fourrages *.

Laissant seulement un bataillon et un escadron au pont de Lambach, Richepance se proposait de continuer, avec le gros de sa division, sa marche sur Wels, où on lui assurait que se trouvait groupé « le fort de l'armée autrichienne ^ ». Le mouvement était d'ailleurs conforme aux instructions de Moreau. Mais, un peu plus tard, les renseignements que reçut Richepance lui montrèrent que l'ennemi renonçait à tenir à Wels, sur la rive gauche de la Traun. Use porta donc sur Wimsbach, à la suite de la colonne battue à Lambach. « Parla position que j'ai prise ce soir, écrivait-il à Moreau, je ferai encore tout ce que vous voudrez, puisqu'il me faudrait très peu de temps pour repasser la Traun au pont de Lambach ^ » .

La division Decaen se mit en marche à 9 heures du matin et «e dirigea sur Schwanenstadt et Wels par la grande route. Elle s'établit à l'ouest de Gunskirchen, la droite à la Traun, la gauche vers Irnharting, les avant-postes à trois quarts de lieue de Wels ^.

La division GrOuchy stationna à Lambach ; la division d'Hautpoul entre Neumarkt et Friedburg^.

1. Rapport de Dessolle, du 24 frimaire au 4 nivôse ; Rapport sur Taffaire du corps du général Meczery, 19 décembre (K. K. Archiv, XII, 366); Rulletin historique de l'armée. — D'après le rapport de Dessolle, qui amplifie souvent les chiffres quand il s'agit de prisonniers ou de captures quelconques, la division Richepance se serait emparée « de plus de 800 voitures chargées de bagages ».

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