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Dessolle au Ministre de la guerre, Munich, 6 frimaire

RASSEMBLEMENT DE l'aRMÉE DU RHIN 33

replier sur la rive droite du Danube puis sur Ingolstadt, en coupant tous les ponts entre cette place et le confluent de TAltmûhl. Ces destructions devaient être préparées d'avance. Jugeant que deux régiments de cavalerie suffiraient à cette division pour remplir sa mission, Moreau prescrivit d'afïecter le troisième à Tune des divisions Golaud ou Delaborde *.

L'intervalle très considérable qui allait exister entre les deux groupes de corps du Bas-Rhin nécessitait la présence d'un détachement de liaison. Moreau, après avoir songé d'abord à l'établir près d'Abbach, le fit pousser ensuite jusqu'aux hauteurs au sud de Ratisbonne. Du reste, il n'était « nullement destiné à combattre », mais à observer les débouchés de Ratisbonne sur la rive droite du Danube et à prévenir des mouvements des Autrichiens, si ceux-ci cherchaient à se glisser entre Landshut et Kelheim. Sa ligne de retraite éventuelle était sur Geisenfeld et Ingolstadt^.

Le 6 frimaire, la division Golaud s'était portée de Vohburg, par Neustadt et Siegenburg, sur Pfefïenhausen où elle s'était établie dans la soirée, gardant les débouchés de Landshut. Elle n'était forte que de six bataillons comptant 5.500 hommes et de 600 sabres. La division Souham, cantonnée au nord-ouest de Nuremberg, dans la région Hôchstadt, Schlûsselfeld, Mûhlhausen, Bamberg, avait reçu un peu tardivement l'ordre du 2 frimaire qui lui prescrivait de se rendre sur l'Altmûhl. Elle ne s'était mise en mouvement que le 5 frimaire, et le 6, dans la soirée, ses têtes de colonnes atteignaient Litchenau et Schwabach. Dès lors, Golaud avait cru devoir laisser trois bataillons et une certaine quantité de cavalerie sur l'Altmiihl, et trois compagnies à Ingolstadt. Telle était la cause de la faiblesse de son effectif présent à Pfefïenhausen 3.

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