‹ HohenlindenChapitre 44 sur 344 · Gazette nationale du 7 fructidor an VUI · texte numérisé non relu

Gazette nationale du 7 fructidor an VUI

possibles, le pays occupé par les armées de la République* ». Moreau et tous ses ofïiciers rentrèrent en France « les mains nettes comme ils étaient venus- ». Plus tard il put dire avec une légitime fierté : « Parvenu au commandement en chef, lorsque la victoire nous faisait avancer au milieu des nations ennemies, je ne m'appliquai pas moins à leur faire respecter le caractère du peuple français qu'à leur faire redouter ses armes. La guerre sous mes ordres ne fut un fléau que sur les champs de bataille. Du milieu même de leurs campagnes ravagées, plus d'une fois la nation et les puissances ennemies m'ont rendu ce témoignage^ ».

Ces assertions n'étaient point exagérées. « De tous les documents du temps ressort la sympathie pour le général ennemi... sympathie qui dépassait de beaucoup la moyenne ^ ». Une lettre à Talleyrand, au sujet de Moreau, est plus affirmative encore : « Ce général est aimé de toute l'Allemagne^ ».

1. Circulaire du général en chef aux généraux de divisio,n, Munich, 17 ventôse an IX.

2. Considérations liistoriques sur le séjour des Français à Salzburg (Chélard, loc. cit., p. 181).

3. Procès Georges, Pichegru et autres, t. VII, p. 375-376. — Cf. Du Moulin Eckart, loc. cit., t. I, p. 390-391 et 393.

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