K. K. Archiv, XI
2. La division von Zweibrûcken (douze bataillons, deux compagnies, six escadrons) comprenait :
La brigade Deroy : six bataillons ; la brigade de Wrede : six bataillons, deux compagnies, six escadrons de clievau-légers (colonel von Dorth) [K. K. Archiv, XI, ad Gl et ad I]. Sur ces 8.000 hommes il y a lieu de défalquer 1.097 hommes malades dans les hôpitaux (Heilmann, loc. cit., p. 42). — Hûffer [loc. cit., t. If, p. 387) évalue l'efïectif des contingents bavarois, à cette ('-poque, à 6.509 hommes.
3. Le général Christian, baron von Zweibrûcken, était issu du mariage morganatique du duc Christian IV avec une certaine demoiselle Camasse. Né en 1753, il avait commencé sa carrière militaire en France, à l'âge de 15 ans, au régiment de Deux-Ponts. Brigadier des armées du Roy en 1786, maréchal de camp et colonel propriétaire en 1788, il avait pris part, au service de la France, aux campagnes de 1780 à 1783 en Amérique. A la suite de la Révolution française, il entra en 179"2 dans l'armée prussienne avec le titre de général-major. Devenu ensuite duc de Deux-Ponts, prince électeur de Bavière et du Palatinat, il fut autorisé, en 1799, à prendre du service en Bavière, où, d'abord placé comme général-lieutenant d'infanterie à la suite, il ne tarda pas à être titularisé dans ce grade. Nommé peu de temps après gouverneur du Palalinat, il reçut, au mois de mars 1800, le commandement de la division de subsides bavarois. Il mourut à Munich, en 1817 comme général d'infanterie (Heilmann, loc. cit., p. Il),
Deroy 1 etde Wrede-, établis le 25 entre Neu-Oetting et Traunstein, devaient venir occuper les bords de l'Inn entre Alt- Oetting et Haag^. Le général Lopper avec 1.700 hommes était détaché sur la rive gauche de l'Inn ; il avait placé un bataillon à Mehring et six escadrons à Haag ; il se reliait à droite, par Dorfen, au général Meczery ; à gauche, par Steinhôring, aux avant-postes des corps établis dans le Tyrol. En cas d'attaque par des forces supérieures, il devait se replier dans la direction de Kufstein, pour inquiéter ensuite le flanc droit de l'adversaire en marche sur Rosenheim et Wasserburg^.
Le corps wûrtembergeois, sous les ordres de Hûgel (2.450 hommes), devait occuper Wasserburg et se relier à gauche au corps de Condé, vers Rosenheim^.
Les têtes de pont de Wasserburg, Kraiburg et Mûhldorf
i. Le général Deroy, commandant la 1" brigade bavaroise, était un homme de grande expérience. Né à Mannheim en 1743, il avait pris part aux campagnes de 1757 et 1758 en Hanovre; à la bataille dHastenbeck, il avait combattu dans les rangs du régiment Archiduc-Charles ; il avait aussi assisté au bombardement de Dùsseldorf. En 1795, sur l'ordre du Prince électeur, il avait dû, comme gouverneur de Mannheim, livrer sans résistance cette place si importante alors. l\ avait été désigné pour commander la 1" brigade de subsides bavarois pendant la campagne de 1800 (Heilmaun, loc. cit., p. 12 et suiv.).
2. Le général de Wrede commandait la 2* brigade bavaroise. Né en 1767, à Heidelberg, Charles-Philippe de Wrede avait fait ses études dans l'université de cette ville et s'était destiné à la carrière administrative. Peu de temps avant le début des guerres de la Révolution, il était commissaire dans le corps d'armée autrichien qui se rassemblait sous Hohenlohe, aux environs de Schw^etzingen. Employé comme commissaire en chef, avec le titre de colonel, successivement auprès de Wùrmser, du duc Albert de Saxe-Teschen, de Clerfayt et de l'archiduc Charles, il avait acquis des connaissances générales très étendues. En 1799, promu effectivement colonel, il reçut le commandement d'un bataillon, à la tète duquel il se signala, conduisant avec beaucoup d'habileté la guerre d'escarmouches sur le bas Neckar. Lors de la formation de corps de subsides bavarois, il aval tété désigné, bien qu'encore colonel, comme chef dela2» brigade. Par suite de ses brillants services, il fut nommé général-major au mois de mai 1800 {Ibid., p. 12 et suiv.).