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Rapport du 28 fructidor

A Telfs, dans le Tyrol, on a construit une ligne de ratranchements comprenant vingt-cinq batteries; à la date du 22 fructidor (9 septembre), douze étaient armées et l'on espérait que les travaux seraient terminés pour le 29 (16 septembre). Un camp de 6.000 hommes, dont deux régiments de cavalerie (dragons Kinsky et Grenz-Husaren), y est établi. C'est là que doivent aussi se rassembler les contingents de levée en masse. Le 22 fructidor, quinze compagnies de chasseurs tyroliens, à l'effectif chacune de 125 à 150 hommes, étaient déjà entièrement constituées *.

A la suite de la convention de Hohenlinden, le centre de l'armée autrichienne, laissant aux avant-postes les hussards de Meszaros, les uhlans, les Manteaux-rouges, deux bataillons d'infanterie légère et trois bataillons des régiments d'infanterie des frontières, s'était replié en deux colonnes, en arrière de l'Inn, vers Schàrding et Braunau. Neu-Oetting et ses environs étaient occupés par les contingents bavarois, palatins et wûrtembergeois. Le corps de Condé demeurait maintenu jusqu'à nouvel ordre aux environs de Rosenheim.

Le grand quartier général avait été transféré à Wels, et l'artillerie provisoirement établie à Altheim et à Ried ; les pontons avaient été dirigés en partie de Kraiburg sur Burghausen, le reste ayant passé l'Inn entre Braunau et Bergham, dont le pont avait été conservé. Tous les services de l'administration militaire étaient concentrés à Linz^.

La droite de l'armée devait prendre ses cantonnements sur place. Le bruit courait que le Conseil aulique était décidé à renforcer les troupes stationnées en arrière de la Rednitz, en Franconie et dans le Haut-Palatinat, au moyen des garnisons de Philippsburg, Ulm et Ingolstadt, devenues disponibles par

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