‹ Homère: poëmeChapitre 16 sur 29 · SUR LES LAGUNES · texte numérisé non relu

SUR LES LAGUNES

Tra la, tra la, la, la, la lairc !

Qui ne connaît pas ce motif/ A nos mamans il a su plaire, Tendre et gai, moqueur et plaintif:

L'air du carnaval de Venise, Sur les canaux jadis chanté.

Et qu'un soupir de folle brise Dans le ballet a transporté !

11 me semble, quand on le joue.

Voir glisser dans son bleu sillon Une gondole avec sa proue Faite en manche de violon.

Sur une gamme chromatique, Le sein de perles ruisselant, La Vénus de TAdriatique Sort de l'eau son corps rose et blanc.

Les dômes sur l'azur des ondes, Suivant la phrase au pur contour, S'enflent conome des gorges rondes Que soulève un soupir d amour.

L'esquif aborde et me dépose, Jetant son amarre au pilier.

Devant une façade rose.

Sur le marbre d'un escalier.

Avec ses palais, ses gondoles.

Ses mascarades sur la mer, Ses doux chagrins, ses gaietés follei>, Tout Venise vit dans cet air.

Une frêle corde qui vibre Refait sur un pizzicato, Comme autrefois joyeuse et libre, La ville de Ganalelto !

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