INTÉRÊT DU SUJET
«conomie rurale (Nuremberg, 1788), de parler des « jachères ; avant lui, on avait donné, dans la forme « homilétique, des instructions sur les vers à soie ; et « un autre prédicateur avait tracé, d'une manière tou- « chante, les devoirs des chrétiens à l'approche d'une «épizootie : ce prédicateur fut hautement loué du « choix même de son sujet. De là jusqu'aux moyens de « remplacer le sucre et le café dans les temps de « cherté de ces denrées, de là jusqu'à la culture chré- « tienne des betteraves et au perfectionnement véritac< blement pieux du tabac, il n'y a certes pas loin. «Luther n'avait-il pas annoncé qu'on ne tarderait « pas à prêcher sur les canards bleus ? Cela viendra « bientôt (1). » — Le docteur Ammon écrivait ceci en
Exclurons-nous aussi les objets qui regardent le bien social ? Non ; mais nous dirons que tout ce qui prétend aller au bien social sans passer par l'individu (par le perfectionnement chrétien de l'individu), est hors de l'objet de la prédication.
Tout ce qui a directement pour objet la science, et seulement à cette occasion la religion, ne peut constituer le sujet d'une prédication.
Toutes ces règles étant observées, j'ajoute encore que l'intérêt du discours de la chaire est d'être, nonseulement religieux, mais chrétien. Pour le vrai ministre, pour le vrai chrétien, il n'y a qu'une religion. Quelque sujet qu'on traite, il faut qu'il reproduise sans
(0 Ammon's Anleituny zur Kanzelberedsamkeit, page 70.
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effort les traits caractéristiques de l'Évangile, sa physionomie propre, tout ce qui empêche de le confondre ou même de le comparer avec tout autre système ; il faut qu'on l'y retrouve, je ne dis pas en formule seulement, ni toujours en formule, mais en esprit, de telle sorte qu'un homme qui n'en aurait jamais entendu parler, soit frappé, dès le premier discours, de quelque chose de nouveau et d'absolument propre, et qu'il sente, quelque part dans son âme, l'aiguillon divin s'enfoncer. — Que dirailron d'un discours politique, et surtout d'une suite de discours politiques, qui ne ferait pas entrevoir à l'étranger nouveau-venu sous quelle forme générale de gouvernement vivent et l'orateur et ceux qui Técoutentî
Après nou s être entendus sur tous ces points, et avoir assuré à la prédication toute la liberté et tout Tespace que lui permet son principe, que lui ouvre sa mission, nous revenons à la formule dont nous avons suspendu l'adoption : Le dogme chrétien et la morale chrétienne font la matière propre et unique du discours de la chaire. Mais nous précisons cette formule en lui substituant celle-ci de Schott : « Le dogme, en « tant qu'il peut recevoir une application pratique, et « la moralb, dans sa relation immédiate et naturelle « avec le dogme (1). »
Décomposant avec lui cette idée générale, nous trouvons, comme propres à la chaire, les cinq classes de sujets qu'il indique :
(1) ScBOTT, JDie Théorie der BeredtaaUseitj mit betoaderer Anwendung amf die geiMtUeàe ReredMomkeii. Tome II, an comnieiioeaieiit
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I • Les fsmjetâ dogmatiques prQpreI](l^](d; dit^.