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particulier les derniers mots] : « Souvenez-vous que le d premier crime des hommes corrompus a été un homi- « cide en la personne du premier juste ; que leur plus a grand crime a été un homicide en la personne du « chef de tous les justes ; et que l'homicide est le seul « crime qui détruit tout ensemble l'État, l'Église, la « nature et la piété ! » Et dans la Satyre Ménippée : <c Tu n'as peu supporter ton roi si débonnaire, si facile, « si familier, qui s'était rendu comme concitoyen et « bourgeois de sa ville.... Que dis-je? peu supporter? «C'est bien pis : tu l'as chassé de sa ville, de sa mai- «son, de sonlict. Quoy chassé? tu l'aspoursuivy. Quoy « poursuivy? tu l'as assassiné, canonizé l'assassina- «f teur, et faict des feux de joye de sa mort (1). »
3 . V accumulation y [qui se combine souvent avec la gradation, peut produire aussi un très grand effet. Le sermon de Massillon sur la 'Passion de Jésus- Christ en fournirait de nombreux exemples. Nous en citons un seul] : ft Je vous conjure, lui dit-il, au nom du Dieu vi- « vant, de nous dire si vous êtes le Christ Fils de Dieu? « Mais si c'est un désir sincère de connaître la vérité, à « quoi bon l'interroger lui-même sur la sainteté de son « ministère? Interrogez Jean Baptiste, que vous avez re- « gardé comme un prophète, et qui a confessé que c'é- « tait là le Christ ; interrogez ses œuvres, que personne « avant lui n'avait faites, et qui rendent témoignage que « c'est le Père qui l'a envoyé ; interrogez les témoins «de sa vie, et vous verrez si l'imposture a jamais été
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a accompagnée de tant de caractères d'innocence et de a sainteté ; interrogez les Écritures, vous qui avez la « clef de la science, et voyez si Moïse et les prophètes a ne lui ont pas rendu témoignage ; interrogez les a aveugles qu'il a éclairés, les morts qu'il a ressuscites, a les lépreux qu'il a guéris, le peuple qu'il a rassasié, « les brebis d'Israël qu'il a ramenées ; et ils vous di- « ront tous que Dieu n'a jamais donné une telle puisci sance aux hommes ; interrogez le ciel, qui s'est ou- « vert tant de fois sur sa tête, pour vous avertir que « c'était là le Fils bien-aimé ; et si ces témoignages ne « suffisent pas, interrogez l'enfer lui-même, et vous apa prendrez des démons, qui lui obéissent en sortant des a corps, qu'il est le Saint de Dieu. Mais ce n'est pas ici a une recherche sérieuse de la vérité, c'est un piège « qu'on tend à l'innocence ; et comme il arrive souvent «aux grands surtout , prévenus de leurs passions, on <c consulte, et on ne veut point être détrompé ; on fait « semblant de vouloir s'instruire, et on serait fâché <c d'être éclairci. »
4. La réticence [ne peut être d'un usage fréquent dans là chaire : le prédicateur parle à bouche ouverte, il n'a rien à cacher. L'orateur cependant peut s'arrêter devant le développement d'une idée par des motifs divers, en particulier pour ne pas présenter trop vivement à l'imagination des tableaux grossiers ou odieux. On comprend que l'occasion de la réticence se présente plus fréquemment à l'orateur de la tribune ou du barreau qu'au prédicat3ur. On ne peut cependant lui interdire absolument un mouvement qui peut avoir un