‹ Homme ou singeChapitre 7 sur 7 · LA LJ · texte numérisé non relu

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pouvant plus vendre ses esclaves, en fait massacrer deux meur des mânes de son père, et qu'un autre tyran du

de l’intérieur l’abominable habitude de dévorer leurs pri- . Is ne peuvent plus les vendre, ils les mangent! c’est de

La Question de l'Esclavage aux États-Unis et aux Antilles.

Quelle doit être l'attitude de la France ?

Ce qu'on ne sait généralement pas assez, c’est pourquoi l’Angleterre a été la première puissance qui ait réclamé l'abolition de l'esclavage.

Des gens bien disposés croiront que c’est par philanthropie, par 4 scrupules religieux ; sans doute ces sentiments y ont contribué, mais le grand mobile était, comme toujours, l'intérêt.

Effectivement, depuis que l’Angleterre avait perdu ses colonies os américaines qui ont formé les Etats-Unis, il lui restait fort peu de : 1 possessions où l’esclavage fût nécessaire; sauf la Jamaïque et quel 5e ques-unes des petites Antilles, elle n’avait rien à perdre, tandis qu’elle :10) ruinait, du même coup, les planteurs du sud des Etats-Unis, des M \ Antilles françaises et espagnoles, des Guianes française et hollan- nt 4 daise, et des immenses possessions brésiliennes. |

Il est vrai que ces peuples n’ont pas voulu se laisser ruiner, et ils NA ont bien fait: à l'exception de la France, toutefois, qui, sous Louis- ‘ Philippe, suivait servilement toutes les volontés anglaises et chez qui, d’ailleurs, la révolution de Février, par un zèle mal entendu, Æ amena l’abolition instantanée de l'esclavage. a

Examinez-en le résultat! comparez le décroissement rapide de nos colonies, la Martinique, la Guadeloupe, avec le magnifique dévelop- r pement de Porto-Rico et de Cuba, le plus beau fleuron de la couronne AE d’Espagne et avouez que les Anglais se sont montrés fort habiles. 4 48

On avait compté sur le travail du nègre devenu libre, mais le nègre en a jugé autrement. Favorisé par la beauté du climat, il: s'est | 4 |

bâti un ajoupa dans les Mornes, passe sa vie à ne rien faire, et daigne k ne

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seulement travailler une. journée quand il à besoin de poudre ou: de cotonnade.

Cette race-là n’éprouve pas l’ambition de parvenir et de s’élever qui agite les blancs; pourvu que le nègre satisfasse à ses: besoins. naturels, il est content; son Dieu à lui, c’est. la paresse!

Cette belle colonie de: Saint-Domingue, la reine des Antilles,:le plus riche établissement que.les Européens. aient créé dans le Nouveau- Monde, qu’est-elle devenue depuis soixante-dix ans qu’elle appartient à la race noire? un désert inculte où les hommes emploient à s’égorger le. temps qu’ils ne. passent pas à dormir ou à s’enivrer!

Voilà la civilisation dont sont capables les nègres livrés à euxmêmes au mheu du plus beau climat, et avec les plus grands éléments de prospérité!

Aux États-Unis, ce n’est pas non plus une question de philanthropie qui a amené les États du Nord à combattre l'esclavage dans les États du Sud : les Yankees, dignes descendants des Anglais, y ont été poussés exclusivement par le soin de leurs propres intérêts.

A New-York, les hommes de couleur ne peuvent ni monter dans les omnibus, ni entrer au théâtre, ni loger dans les hôtels réservés aux blancs, ils. y seraient exposés aux mêmes insultes qu’à la Nouvelle-Orléans.

J'ai assisté dans. ce même État, aux eaux de Saratoga, à une scène … quiprouve que les préjugés y sont aussi exagérés que dans le Sud.

Les frères M°", originaires du cap de Bonne-Espérance, et qui avaient été les lions.de la saison. à Paris et à Londres, eurent la malheureuse idée de venir aux États-Unis. Ils résidaient déjà depuis quelques jours à Saratoga, où ils étaient parfaitement traités, lorsqu'un marin, qui. les avait connus, apprit à la société des eaux qu’ils avaient un peu de sang noir dans les veines. Le soir, quand ils entrèrent dans la, salle à manger, où plus de deux cents personnes étaient réunies, tout le monde se leva et quitta la table pour protester contre cette immixtion insolente de nègres parmi les blancs. Je cite le mot textuel, tel qu'il me fut répété {par une charmante miss, fille d’un des hommes d’État qui combattent en ce moment avec le plus d’ardeur pour la cause des noirs.

| PE Le’ négr ophilisme outré des États gi Nord n’est qu’ une q ue de douanes. : R Les États du Sud produisent le coton, le tabac, le sucre, la coché nille, et ne fabriquent pas : ils ont donc intérêt au libre ss Les Etats du Nord doivent surtout leur prospérité à leurs f ques dont ils débitent les produits dans le Sud : ils veulentié des droits de protection très- élevés Fe il Ïa concur étrangère. ÉLL:

De là un antagonisme réel où les nègres ne sont que le pété. L'élection de M. Lincoln à la présidence a éLé CHSNRISS cor une attaque par les États du Sud. | Rd | Jis ont voulu se séparer pour défendre leurs propriétés menacées F " c'était leur droit! ES D'où vient donc que la presse française est unanime pour blämer, sinon qu’elle a mal compris la question qui s ‘agite. 1 IEEE L’envahissement du Sud par le Nord serait un grand malheur pour ? é à influence Française : le Nord est exclusivement d’origine Anglo- 2e | Saxonne et Germanique , le Sud à été. pCURE d'abord pe e: Français. dé La Louisiane, le Missouri, les Etats riverains du Mississipi < occupés par des colons de notre race; la Caroline du Sud, si arden la lutte, a reçu dans son sein un grand nombre des protestants émi: à la suite de lédit de Nantes; la Floride et l’Alabama sont à me Espagnoles, c’est-à-dire de race Latine.

Ajoutez à cela l’importance extrême de nos relations avec ces € trées dont les produits alimentent nos a a et qui cor

Sud !

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