Les Parents pauvres, par H. de Balzac
Paris, chez Louis Chlendowski et Pélion, 1847-1848. — 12 vol. in-8. Impr. de Schneider. — Dédicace à Don Michel Angclo Cajetani prince de Téano GO fr.
La première partie, la Cousine Bette, avec la dédicace, parut d'abord dans le Constitutionnel (octobre-décembre 184G). La deuxième partie, les Deux Musiciens, devenue ensuite le Cousin Pons, parut dans le même journal (mars-mai 1847). Ces deux parties furent payées à Balzac 22,074 francs.
Les Parents pauvres ont été imprimés en 1848, en un seul volume, qui forme le t. XVII de l'édition Furne, et le premier volume complémentaire de la Comédie humaine.
D'après M. Champfleury et Th. Gautier, la galerie de tableaux et objets d'art décrite dans le Cotisin Pons était celle que Balzac avait réunie dans sa maison de la rue Fortunée, où il mourut, dans la nuit du 18 au 19 août 1850.
« Les Parents pauvres, le Cousin Pons, où le génie de l'auteur brille de tout son éclat, ralliaient tous les suffrages. C'était trop beau; il ne lui restait plus qu'à mourir. » (Th. Gautier.)
« Le Vieux Musicien est le parent pauvre, accablé d'humiliations, d'injures, plein de cœur, pardonnant tout et ne se vengeant que par des bienfaits. La Cousine Bette est la parente pauvre accablée d'bumiliations, d'injures, vivant dans l'intérieur de trois ou quatre familles, et y méditant la vengeance de ses froissements d'amour propre et de -vanité blessée. Ces deux histoires, avec celle de Pierrette, continueront Y Histoire des Parents pauvres.
(Balzac, lettre à Mmo de Hanska, juin 1846.)
« Voilà deux longues nuits que je passe sur les Parents pauvres; je crois que ce sera vraiment une belle œuvre, extraordinaire parmi celles dont je suis le plus satisfait. » {Id.-Ibid.)
Dans une lettre adressée à la même, en date du 2 août 184G, nous trouvons, relatif au même roman, le singulier passage qui suit :
« Je viens de terminer le Parasite, cartel sera, ainsi que je vous l'ai dit, le titre définitif de ce qui s'est appelle le Bonhomme Pons, le vieux Musicien, etc. C'est, pour moi du moins, une de ces belles œuvres d'une excessive simplicité qui contiennent tout le cœur humain. C'est aussi grand et plus clair que le Curé de Tours, c'est tout aussi navrant. J'en suis ravi ; je vous en porterai l'épreuve, vous me direz votre impression. Maintenant, je vais me mettre à la Cousine Bette, roman terrible, car le caractère principal sera un composé de ma mère, de Mm0 Valmore, et de votre tante. Ce sera l'histoire de bien des familles. »
C'est sur la prière de Mme de Hanska que le titre le Parasite fut écarté et remplacé par celui de : le Cousin Pons.