Scènes de la vie parisienne
Les Petits Bourgeois, par H. de Balzac, auteur de : les Paysans, le Comte de Sallenauvb, la Famille Beauvisage, le Député dArcis, Madame de la Chaxterie, ITnitié, Splendeur et Misère d'une
COURTISANE, Un DÉRUT DANS LA VIE, DaVID SéCHARD, etC.
Paris, L. de Potter, libraire éditeur, rue Saint-Jacques, 38. Sans date (Imp. E. Jacquin à Fontainebleau.) (1856-57). Première série : les Petits Bourgeois (1856). TomeF1", 319 p. chiff. —Tome II, 313 p. id. — Tome III, 323 p. ici.
— Tome IV, 312 p. id.
Deuxième série : les Parvenus (1857).
TomeF1', 320 p. chiff.— Tome II, 327 p. id. — Tome III, 327 p. id.
— Tome IV, 336 p. id.
Ensemble, 8 vol. in-8, brochés, couverture jaune reproduisant le titre 40 fr.
Le titre ne mentionne pas, comme pour le Déjmté iï Arcis et ses suites, la participation de Charles Rabou.
Bien qu'il n'ait pu recevoir par le travail des épreuves la dernière touche du maître, cet important ouvrage est bien de Balzac, et il était même écrit en 1844.
Nous trouvons en effet dans la lettre de Balzac (o février 1844) à Mme de Hanska, qu'il épousa quelques années après, le passage suivant :
« Hier donc, j'ai fait des courses; car il faut penser à faire composer les Petits Bourgeois par un imprimeur aux frais d'un nouvel éditeur. »
« Ma vengeance, c'est d'écrire dans les Débats, les Petits Bourgeois; c'est de faire dire à mes ennemis avec rage : au moment où l'on peut croire qu'il a vidé son sac, il lance un chef-d'œuvre ! »
Et du 29 février 1844 :
« Je suis allé chercher l'épreuve de tout ce que j'ai fait des Petits Bourgeois. »
Pourtant ce roman ne parut pas alors, et c'est seulement dans le journal le Pays (juillet et octobre 1854) qu'il fut imprimé en entier pour la première fois.
87. Correspondance de H. de Balzac, 1819-1850, avec un beau portrail gravé par Gustave Lévy.
Paris, Galmann Lévy, éditeur, 1876.
-1 vol. grand in-18 . 7 fr.
Cette correspondance a été détachée des œuvres complètes publiées par le même éditeur. (Voir plus bas le n° 90.)
C'est dans ces nombreuses lettres (il y en a près de 400) que l'on peut seulement apprendre à connaître véritablement Balzac. Elles sont précieuses parce qu'elles nous permettent de pénétrer dans sa vie littéraire et qu'elles nous révèlent chez lui un cœur et un caractère d'une élévation égale à celle de son génie.
Après avoir lu ces lettres si intéressantes, on voit bien que les excentricités de M. de Balzac, sa canne à pomme incrustée, son habit bleu à boutons d'or ciselé, sa voiture et sa livrée aux armes d'Entragues, sa maison des Jardies, qui ont tant occupé les nouvellistes de l'époque, n'ont tenu qu'une place éphémère et bien minime dans cette existence de labeur acharné.