I. es ennemis de Dieu pompeux et florissans
II étale à son tour des revers équitables
Par qui les grands sont confondus »
Et les glaives qu’il tient pendus Sur les plus fortunés coupables ,
Sont d’autant plus inévitables ,
Que leurs coups sont moins attendus.
Tigre altéré de sang , Décie impitoyable ,
Ce Dieu t’a trop long-retn.s abandonné les siens De tôn heureux destin , vois la suite effroyable ,
J. e Scythe va venger la Perse et les Chrétiens. Encore un peu plus outre , et ton heure est venue ,
Bien ne t’en sauroit garantir î Et la foudre qui va partir ,
Toute prête à crever la nue.
Ne peut plus être retenue Par l’attente du repentir.
Que cependant Félix m’immole à ta colere, Qu’un rival plus puissant ébiouisse scs yeux , Qu’aux dépens de ma vie il s’en fasse beau-pere ,
Et qu’à titre d’esclave i! commande en ces lieux i Je consens , ou plutôt, j’aspire à ma ruine.
Monde , pour moi tu n’as plus rien ;
• Je porte en un cœur tout Chrétien Une fiamme toute divine, .
Et je ne regarde Pauline Que comme un obstacle à mon bien.
Saintes douceurs du Ciel , adorables idées.
Vous remplissez un coeur qui vous peut recevoir;
De vos sacrés attraits les âmes possédées Me conçoivent plus rien qui les puisse émouvoir.
Vous promettez beaucoup et donnez davantage ;)
Vos biens ne sont point inconstans ,
Et rheureux trépas que j'attends Ne vous sert que d’un doux passage Pour nous introduire au partage Qui nous rend à jamais contons.
C’est vous , ô feu divin ! que rien ne peut éteindre. Qui m’allez faire voir Pauline sans la craindre. . . .
Je la vois ; mais mon coeur, d’un saint zelc enflammé. N’en goûte plus l’appas dont il éroit charmé j Et mes yeux , éclairés des célestes lumières ,
Ne trouvent plus aux siens leurs grâces coutumières.