‹ Horace, tragedie de P. CorneilleChapitre 92 sur 105 · I. es ennemis de Dieu pompeux et florissans · texte numérisé non relu

I. es ennemis de Dieu pompeux et florissans

II étale à son tour des revers équitables

Par qui les grands sont confondus »

Et les glaives qu’il tient pendus Sur les plus fortunés coupables ,

Sont d’autant plus inévitables ,

Que leurs coups sont moins attendus.

Tigre altéré de sang , Décie impitoyable ,

Ce Dieu t’a trop long-retn.s abandonné les siens De tôn heureux destin , vois la suite effroyable ,

J. e Scythe va venger la Perse et les Chrétiens. Encore un peu plus outre , et ton heure est venue ,

Bien ne t’en sauroit garantir î Et la foudre qui va partir ,

Toute prête à crever la nue.

Ne peut plus être retenue Par l’attente du repentir.

Que cependant Félix m’immole à ta colere, Qu’un rival plus puissant ébiouisse scs yeux , Qu’aux dépens de ma vie il s’en fasse beau-pere ,

Et qu’à titre d’esclave i! commande en ces lieux i Je consens , ou plutôt, j’aspire à ma ruine.

Monde , pour moi tu n’as plus rien ;

• Je porte en un cœur tout Chrétien Une fiamme toute divine, .

Et je ne regarde Pauline Que comme un obstacle à mon bien.

Saintes douceurs du Ciel , adorables idées.

Vous remplissez un coeur qui vous peut recevoir;

De vos sacrés attraits les âmes possédées Me conçoivent plus rien qui les puisse émouvoir.

Vous promettez beaucoup et donnez davantage ;)

Vos biens ne sont point inconstans ,

Et rheureux trépas que j'attends Ne vous sert que d’un doux passage Pour nous introduire au partage Qui nous rend à jamais contons.

C’est vous , ô feu divin ! que rien ne peut éteindre. Qui m’allez faire voir Pauline sans la craindre. . . .

Je la vois ; mais mon coeur, d’un saint zelc enflammé. N’en goûte plus l’appas dont il éroit charmé j Et mes yeux , éclairés des célestes lumières ,

Ne trouvent plus aux siens leurs grâces coutumières.

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