‹ Horace, tragedie de P. CorneilleChapitre 96 sur 105 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

rOLYEUCTU , PAUnXE , S1.VEFE , FABIAN , Garde». Pauline.

M ATc quel dessein en ce Heu vous nmcnc î Sévère? Ai''oit-ou cru qu’un cccur si généreux Pût venir ji. squ’ici braver un malheureux î POLYEUCTî.

Vous rrairc7 mal, Pauline , un si rare mciitcî A ma seule prière il rend cctrc visite....

Je vous ai fait, Seigneur, une incivilité Que vous pardonnerez à ma captivité.

Possesseur d’un trésor dont je n’etois pasdi^ne. Souffrez , avant ma mort ^ que je vous le résigne ,

Et laisse la vertu la plus rate à nos yeux Qu’une femme jamais pût recevoir des Cieux ,

Aux mains du plusvaiHanr et du plus honnête homm* Qu’ait adore la Terre et qu’ait vu naître home.

Vous ctes.dignc d'elle t elle est digne de vous:

Ne la refusez p.as de U main d’un époux ;

S’il vous a désunis, sa mort vous va rejoindre :

Qu’un feu jadis si beau n’en devienne pas rnoindre. lîcndcz-lui votre cœur , et recevez sa foi ;

Vivez heureux ensemble , et mourez comme moi j C’est le bien qu’à tous deux Po’ycuctc desire.

Qu’on me mène à la mort ; je n’ai plus rien à dire.... AUons , Gardes, c’est fait.

{^Poly^uçte <t les Gardes sQrieat,y

sS POLYEUCTE, SCENE V.

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