A demain, pour demain
338. Voltaire, qui critique l'ei pression sans pareil, observe pourtant qu'à l'époque de Corneille elle n'était point discréditée. C'est Boileau (Satire II) qui la ridiculisa plus tard. — Ici, comme au vers H82, donner la main signifie épouser, u Cette locution, dit M. Marty-Laveaux, semble avoir été empruntée de l'espagnol darse las manos. » — « M. Corneille, dit Ménage, a introduit dans nos poèmes dramatiques cette façon de parler, afin de diversifier, comme je lui ai ouï dire, les mots de mariage, de marier et d'épouser, qui se rencontrent souvent dans ces sortes de p cmes et qui ne ^nt pas fort n ibles. »
341. Ce vers et le précédent se retrouvent, non pas mot à mot, comme le dit Voltaire, mais à un mot p'cs. dans le Menteur, acte V, se. 7.
Et savoir d'eux encor la fin de nos misèies.
JULIE
Allez, et cependant au pied de nos autels / 345
J'irai rendre pour vous grâces aux immortels. V
344. <i II n'est pas inutile de dire aux étrangrers que misère est, en poésie, un terme noble, qui signifie calamité el non pas indigence. » (Voltaire.)
345. Cependant, qui est plutôt aujourd'hui conjonction, était souvent pris, au temps de Corneille, comme adverbe, et dans toute la force de son sens étymologique, pendant ce temps :
Ro<lii«ue, cependant, il faut prendre les arme». I^Cid, 1822.)