‹ Hortense de BeauharnaisChapitre 49 sur 54 · ARCHIVES NATIONALES · texte numérisé non relu

ARCHIVES NATIONALES

TABIEAC A REMPIIR PAR lE COMITÉ Df

yom du détenu, son dye,

son domicile ?

Le nombre de ses enfants?

Le lieu où il est détenu, depuis

quand ? A quelle époque ?

Pur quel ordre?

Pourquoi?

Sa profession avant et depuis

Leur âge ?

Oit ils sont ?

S'il est veuf, garçon ou marié ?

la Révolution?

Alcxancre Beaiiharnois.

Agé de trenle-lroîs ans.

11 est dclenu à la maison des

Il fut nommé lors de la créa-

A deux enfans, savoir : un

Carmes, à Paris.

tion des premières assemblées

garçon de douse ans et demie,

Il a été arrêté le 21 ventôse,

provinciales procureur général

qui apprend à Paris le métier

par un ordre du Comité de sûreté

sindic du déparlement de Blois;

de menuisier et une ûlle de unse

générale en dalte du 12.

il refusa cette fonction à cause

ans, aussi à Pari);, élevée chez

ConiJuii à la maison de> Carmes

de sa grande jeunesse et n'ac-

sa ui.-re dans des principes ré-

le 24 dudit mois.

cepta qu'une place d'adminis-

publicain?.

Il ignore la cause de sa déten-

trateur compatible d'ailleurs

Alexandre Beauharnois esl

tion.

avec l'état militaire qu'il suivait

marié depuis qualorse ans. Sa

avant la Révolution.

femme, qui est aussi très bonne

Il fut nommé député aux États

patriote, n'est point sortie du

généraux par le baiUiage de

territoire de la République de-

BloiB.

puis le commencement de la

11 fut successivement secré-

Révolution, elle est aussi détenue

taire et deux fois président de

et présente de son coté des

l'Assemblée constituante par no-

moyens de dtfense. Alexandre

mination précédée de celle des

Beauharnois demeuroit à La

Jacobins de Paris.

Ferlè-Aurain, district de Romo-

Il fut après l'Assemblée cons-

rantin ; il étoit maire de La

tituante membre du départe-

Ferlé-Aurain. 11 a en France son

ment de Loir-et-Cher, refusa une

p«.-re, sa femiue. et ses enfans.

place dans le Directoire pour

tous patriotes.

partir pjur les frontières, avant même le commencement de la guerre.

11 fut durant dix-huit moiB consécutifs toujours aux armées en présence de l'ennemi.

Refusa le ministère de la guerre en juin 1793. Donna sa démission de général en chef de l'armée du Rhin en août 1793, l'obtint par un décret du 20 août, retourna à La Ferté-Aurain, où il fut nommé maire et où il a exercé pemlant six mois celte fonction à la satisfaction de ses concitoyens, des Sociétés populaires et de toutes les autorités constituées.

Il ne peut attribuer son arres-

tation qu'a une erreur.

SDMEIllAKCE DE l\ SECTIOÏ 1)E LA f OmAIïE-fiREIElIE

Ses relations?

Ses liaisons?

Il n'a jamais été qu'arec les patriotes ; il n'a pas depuis le commence! Il ont de la Révolution habité une Feule ville où il nait été membre de la Société populaire ; il peut offrir indépendamment de la réclamation de son Comité révolutionnaire et de sa commune une multitude de certificats de civisme, de diplômes et autres pièces al testant son amour pour la liberté ; il se borne à celle seule indication.

Un des fondateurs des Jacobins de Paris en 178J ;

Président de celle Sociélé en 1791;

Président de celle de Blois en 17'J1 ;

Président de cell? de Valenciennes en 1792 ;

Président de celle de Strasbourg en 1793 ;

Président de celle de Chaumont, chef-lieu de mon canton, en 1794 (vieux style), etc., etc., etc.

Le caraclère et les opinions politiques qu'il a montrés dans les mois de mai, juillet cl octobre 1189, au 10 août, à la fuite et à la mort du tiran, au 31 mai et dans les crises de la guerre ?

S'il a signé des pétitions ou arrêtés liberlicides?

Les colonnes précédentes répomlent suffisamment à ces questions, mais j'offre à l'appuy de chacune d'elles, séparément un arrêté des représeutans du p 'uple ou une opinion consignée dans les journaux ou une proclamation imjirimée.On verra que je fus toujours montagnard et républicain même dans l'Assemblée constituante, qu'au 10 août je me prononçai fortetement pour le Corps législatif.

Les députés envoyés à l'armée du Centre en firent alors mention dans leur rapport à l'Assemblée nationale.

Mes opinions sur la mort du tiran sont imprimées.

Je me prononçai pour la Montagne de la Convention, lorsqu'elle avoil la minorité.

Après des senlimens si prononcés on se doute bien que je n ai jamais signé ni pétitions ni arrêtés liberlicides.

Page 1