‹ Hortense de Blengie, comédie-drame en trois actesChapitre 18 sur 76 · HORTENSE, JULIE, LUCIEN, CHARLES · texte numérisé non relu

HORTENSE, JULIE, LUCIEN, CHARLES

julie, d'un ton traînant.

Ah!... c'est vous, M. d'Auterive... je ne voulais pas le croire... vous n'avez pas oublié vos vieux amis... c'est très-bien... très-bien...

lucien, à part.

Que dit-elle?... (Haut.) Madame...

JULIE

Votre santé a été bonne à ce que je vois ?

22 HORTENSE DE BLENGFE.

lucien, bas.

Julie...

JULIE

M. cTAuterive?...

lucien, bas.

Comment? après deux ans d'absence...

JULIE

Vous voulez dire deux siècles, pour le monde qui a craint d'avoir perdu l'un de ses plus brillans héros.

LUCIEN

Oui, deux siècles pour moi, madame, qui suis parti le cœur désolé, et qui revenais avec un espoir...

JULIE

Un espoir... vraiment?... et quel espoir?

LUCIEN

Mieux que cela, madame... une promesse.

JULIE

En vérité ?... et quelle promesse?

LUCIEN

Comment, quelle promesse!... (Eclatant.) Ah! c'est trop fort! ... Et je vous en fais juge...

HORTENSE, bas.

Ah! méchante...

julie, bas.

C'est pour ça qu'il m'amuse... (Haut.) Dites, monsieur...

LUCIEN

Eh bien ! oui, je parlerai... Mme de Blengie est un ange... M. de Villars est un galant homme; ils vous connaîtront. .. Voici le fait... J'aime madame... c'est-àdire, j'aimais madame... non, je l'aime... c'est indigne; mais je ne veux pas mentir... je l'aime. julie, riant.

En êtes-vous bien sûr?

LUCIEN

Oui, je vous aime, et vous le saviez bien; il y a deux ans, lorsque vous me disiez : « Partez, je ne veux pas que le monde puisse m'accuser de m'êtrc trop vitecon-

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