ACTE II, SCÈNE IX
CHARLES
Que...
d'ervillé.
Que... (Ils s'arrêtent tous doux.) Pardon, monsieur, vous me parliez?...
CHARLES
Vous mo disiez?...
d'ervillé.
Achevez...
CHARLES
Après vous, monsieur...
Je vous en supplie...
Je n'en ferai rien, attendu que je suis persuadé que nous voulions nous direla même chose.. . d'ervillé.
Et cette même chose, c'est...
CHARLES
Que nous avons tous deux le plus grand désir...
d'ervillé.
De nous couper la gorge ensemble.
CHARLES
Vous parlez d'or, monsieur.
d'ervillé.
Trop heureux de vous avoir deviné.
CHARLES
Et quand convient-il à M. d'Ervillé de se donner ce divertissement?
d'ervillé.
Le temps de trouver un témoin.
CHARLES
Nous avons ici M. d'Auterive.
d'ervillé.
Je ne vous le conseille pas; il aime à arranger les affaires... Je vais jusqu'à Toulon, chercher un officier de marine qui fait bien les choses.
CHARLES
Si vous en trouviez deux, celam'épargnerait le voyage.
60 IIORTENSE DE BLENGIE.
J'accepte votre commission.
CHARLES
J'attendrai de vos nouvelles.
d'ervillé.
S'il vous plaît d'en venir chercher à l'auberge de la Madeleine...
CHARLES
Celle qui se trouve au pied de la colline entre Toulon et ce château ?
d'ervillé.
Précisément... Je pense pouvoir vous en donnerdans trois heures.
CHARLES
Je serai exact.
d'ervillé.
Je l'espère, monsieur... (Il sort.)