HORTEN'SE DE CERNY
% JITYIGNT.
Eh bWi! lui... voire ami, Hector... Figuiez-vous que nous étions sur lo bord de la Loire... avec ma femme.
CASTON, à part.
El madame do Juvigny... dont le nom l’a effrayée.
IU VIGNY
J’ai une idée... Ccst qu’il serait plus eouri de venir jusqu'à notre hôtel, en prenant un chemin à gauche qui tourne la montagne.
cvston. a part.
Ah! si c'était... (Il regarde Juvigny qui continue.)
JUVIGNY
Monsieur Hector prétend qu’on mettrait dit minutes de moins h remonter par la ville... une véritable corde à puits... Je lui soutiens qu’on les gagnerait de l'autre côié... I.a baronno était de son avis. Nous parions (tirant ta montre), et je suis sûr qu'ils ont perdu.
CASTON.
Monsieur de Juvigny.
juvigny, lui montrant ta montre.
. 11 y a encore sii minutes... Voyez... ah! ah 1 ah!
oaston, avec impatience.
Monsieur de Juvigny.
JUVIGNY
Plaît-il ?
CASTON, te contenant.
Vous avez dit, je crois, que vous connaissiez M ,u Horlense de Cerny.
jcvicny, souriant .
La personne au carton T
CASTON.
Justement.
juvigny, avec fatuité.
Ouit... un peu... j’aurais même pu dire beaucoup sans la présence de la baronne... Parce que ma femme est d’une vertu, vous entendez... les femmes s'imaginent des choses... et nous autres diplomates, un peu habiles, nous ne disons jamais tour.
OASTuH.
Toutl et que pourriez-vous dire, Monsieur?
jcvicny, souriant.
Mais d'abord, qu’elle est charmante.
GASTON, à part.
Oh! ce sourire insolent!
juvicnt.
Vous la connaissez aussi ?
CASTON.
Assez, Monsieur... pour savoir qu’elle est bien nninoiireose, n’est-ce pas? et it est cruel de penser qu’une si belle existeuco esl à jamais perdue par la faute d’un misérable. ( Jl marche sur de Juvigny qui reçut* à mesure que Gaston avance.)
juvicnt.
Oh I ohl misérable, le mot est bien vif.
CASTON.
D’un misérable, Monsieur, d’un i nfâme. ( Arrive d la droite de la scène, de Juvigny passe à gauche en reculant devant Gaston''.)
juvigny.
Prétendez vous, Monsieur, m’imposer votre opinion?
GASTON
Vous avez peut-être d’excellentes raisons pour no pas la partager?
juviony.
Ah çh ! voyons qu’est-ce que vous me voulez? expliquez-vous, que diable !
CASTON.
Je veux venger un outrage ! Je veux punir une insulte mortelle, faite à la plus pure, à la plus vertueuse des femmes.
juvigny.
Voilà qui est fort impertinent pour les autres l
CASTON.
Pour madame la baronne, c’est possible ! Mais je veux que le lâche qui a fait injure à M ,le do Cerny, lui on demande grâce à genoux !
JUVIGNY
Ah çh ! décidément. Monsieur, voulez-vous, s’il vous plaît, quitter cette forme vague de la troisième personne.
CASTON. 1
Oht vous ôtes trop habile pour ne pas comprendre que c’est à vous que je m’adresse ?
JUVICNT.
Je m’en doutais. .
C’est vous qui l’avez déshonorée I JUVICNT.
Déshonorée!... déshonorée! le plus fort était (ait.
GASTON
Monsieur, c’est une insulte q ic je prends pour moi.
JUVIGNY
Allons donc ?
CASTON.
A moins que vous ne déclariez hautement que, par vos paroles ou même par votre silence, vous l'avez lâchement calomniée.
JUVICNT.
Par exemple! Vous voulez quojemo donne un démenti. canton.
Si vous n'en avez pas le courage, Monsieur, jo l’aurai pour
vous.
JUVICNT.
Jo no le permettrai pas.