‹ Hortense de Cerny comédie en deux actes, mêlée de chant par mm. Bayard et Arthur de BeauplanChapitre 14 sur 43 · I>B J U VIGNY · texte numérisé non relu

I>B J U VIGNY

Rkn, rien. [S'efforçant de rire.) Ab ! oh! ah! tous en convenez donc! ( Tirant aussi ta montre.) Il y a huit minutes que je suis arrivé. ( A part.) J’ai ou «lo la ehanco.

n rctoh, rûmf aussi.

Huit minuies! comme le temps passe!

Juliette, avec beaucoup d'inquiétude.

Mou ami. vous avez eu une querelle... une affaire... vous allez tous battre ?

tlECTOR.

Vous?

DE JUVIGRY.

Moi! allons donc! cst-co que nous nous battons, nous! cela nous est sévèrement interdit ! nous ncgoçiooj.

HECTOR

Certainement... cl je serai U... comme un attaché. de juvignt, ù pari.

Ah ! c’est une idée !

JOUETTE.

Vous me cache* quelque chose ! tout ce qui se passe ici me tait pour... ce jaune homma qui était avec M. Hector...

HECTOR

Gaston t

JULIETTE

Il me regardait d’un air si étrange! Vous lo connaissez?

DE JUriCNT.

Moi! pas du tout... c'eal la première fois que je le rencontre... et vous, Hector?

HECTOR

M. de Vitbraie... nn ancien camarade de garnison... un peu vif, un peu braque... mais bon enfant ! il est en co moment amoureux h en perdre la lêto. s"

DE JfVICRT.

Oui... amoureux fou.

Ho qui donc?

JULIETTE

HrcTon.

Eh mais, de la demoiselle au petit carton, vous uvei?

JULIETTE

Mademoiselle llorlense... celle quo vous avez refusé d’épouser.

HECTOR

Ah bah ! pourquoi?

DE JUVICRT.

Oh! uno his'oire diabolique. . . Un jeune homme sorti de chez clk- par la fenolre, à cinq heures du matin.

Hector, riant.

Ah ! ah ! ah I pauvre Gaston !

, de Jimojrr.

Épousez donc une femme pareillel illutte, prenant les maint de ton mari et presque en pleurant. C'est four cela qu’on vous a cherché querelle?

DE JL VIRAT.

Mu.s non, mais non, je t'assure... Pauvro chère petite!

JULIETTE

Km brasse -mot

n* juvigrt, 1 >i Htramant.

Qu’il est doux d'être aimé ainsi!

Hector, à pari.

Aie, aie, mes actions baissent. . . Je suis au-dessous du pair. de juvjgry.

ta! me- toi. . . rentrons... Aussi bien, voici le moment de n..!re départ pour lo château de Montdidier l/l remonte )

HECTOR

Vous parle*?

JULIETTE, noilèc.

Oh! il me tarde d’étre loin de celle ville, de cet hôtel. ( Elle ta reprendre son chapeau.) **

DE Jl' VIGNY,

A bientôt, monsieur Hector, Jo vous reverrai. (A Juliette.) Au fait, ils sont amis. . . il pourrra aranger. . . j’aime mieux ra . JULIETTE.

Comment.. . ils sont amis ?

DE Jl'VfGKT.

Non . . . Jo veux dire. . . [Il va vert la maison.)

Madame la baronne...

Juliette, èas, en postant devant fui..

Je voua ai défendu do nous suivre. [De Juvigny te retourne, elle le rejoint ei lui prend le bras.)

DE JUVIGRT.

Mais non... tranquillise* loi. . ce no sera rien... {Il rentre avec elle, n» causant.)

SrÈKE XII.

HECTOB, puis I>E YARENNE8.

HECTOR, seul.

Ah çk, est-ce que jo n'aurais couru la poste depuis trois jours

3 uc pour visiter les monuments do la ville do Never»!... Les ix minutes que son baron nous a laissées, jo lésai perdues plus bêtement encore h lui faire ma cour... {Riant.) Des rigueur*, des principes!.. . elle qui était si gentille, à Metz! lorsquo j- me glissais discrètement...

Eh ! non, non, noc,

Vous o’t'le* plot LitttUl Eb I non. non, non...

Je crois, lo diablo m’emporte, qu’elle est devenue prude en devenant grande dame.

Am : fiit-Woi donc, mon cher ilippelyte.

Manltnaot qu’elle Ml anoblie,

QuMlc <• *t baronne, jo lo toi*,

Han* son orgueil, l’ingroto oublie Nos «ormeau réglés oent foi*.

Elle oublie ol ma politesse Et l'amour qui, *ur mon blason,

Mettait des titre* de noblrvn Qui relent tous ceux d'un baron.

Ah ! morbleu! je suis piqué au vif.

DF. varerkes, sortant de la maison*.

Ah çkl décidément, ce n’était qu’uno menace.

Mtisle moyen de la suivre au château de Montdidier!

DS va n es n F9, regardant à sa montre.

Ma foi, je n’attendrai pas plus longtemps. [Il remonte pour sortir par le fond.)

HECTOR

Où diablo ça peut-il être? {Apercevant de Parennes.) Ah !

monsieur.

db va k ER re*, s’arrêtant au fond.

AU ! c’est le voyagent de ce matin.

hector, à part.

Tiens 1 il est peut-être de ce pays.

de var erres , descendant.

Mou Dieu, monsieur, je vous offrais co matin 1a moitié de mon appartement. .. jo vous l’offre maintenant tout entier.

HECTOR

Trop bon, monsieur, je ne reste pas à Notera.

DS VARENNES

Ah! comme moi... En ce cas, monsieur. .. {Il salue et remonte pour sortir.)

Hector, saluant.

Monsieur.. . (Le rappelant.) Ah! permettez... Vous ôtes do co paya ?

de VARRNRE*, s’arrêtant de nouveau.

Mais, h peu près, monsieur.

HECTOR

Connaît riez -vous, pat hasard, ie château de Moutdidier?

dk varennes, descendant à gauche .

Le château do Montdidier. . . niais, beaucoup, moubieu 1- , bfd'KtMip.

HECTOR

Vraiment I Couvrez-vous donc, je vous prie.

UORTENSG DE CFJWT.

YARENNES.

Après vous, Mousieur... Vous y allez peut-être?

4, HECTOR

Non... mais je serais bien aise d'y aller.

VA RENNES

Ah J vous n’êles point invité à la noce?

HECTOR

A la noce!... ( A port)- Ah ? oui, au fait, il y a une noce!... [Haïti J. Non Monsieur, non... et j’en suis fâché!... Car j'avais graudu envie de connaître le château .. dont j’ai beaucoup entendu parler... il est loin d’ici?

yarennes.

Gnq petites lieues tout au plus... et jo suis sur qu'on serait eut haute de vous y recevoir.... le marié, par exemple.

HECTOR

Je ne le conuaii pas.

VARENXES.

C’est moi, Monsieur.

HECfOR.

Ah ! bah ! [4 part). Tiens... (Haut) recevez mon compliment, mou cher Monsieur... Monsieur...

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