SCÈNE II
DE VARRNNES, H« CAPLAIN. puis GASTON.
de varbnnrs, paraissant au fond , renant de la droite. Il tient une boite de pistolets à la main.
Garçon ! quelqu’un I... (A/** Caplain traverse à droit* ; de Farennes descend à gauche et pose sa boite sur la chatse gui est de ce côté.)
■ *• CAPLAIN.
Monsieur! que veut monsieur? (Gaston entre du fond, venant de la gauche. Il a un sac de nuit à ta main. Il descend à droite .)
DE VA HENNES.
L’aubergiste!
■*• caplain, allanj à de Garennes.
C’est mot.
GASTON
Ab ! la maîtresse de l’auberge !
caplain, allant à (laiton.
Monsieur 1
DR VARRNNKS, l'entraînant à gauche.
Pardon, madame (à demi-voix); vous devez avoir ici uo jeune homme arrivant do Paris... tournure militaire... moustaches. *"• caplain, réfléchissant.
Tournure militaire... moustaches.
Gaston, Fentraînant de son côté, 6ns.
N'avcz-vous pas dans votro hôtel une Jeune darne bloudc, Julie, robe grise, chapeau rose ?
m"» caplain.
Blonde et jolie ?...
db vahennes.
Voyons, répondez-moi.
CAPLAIN.
Ah ! oui... Vous dites?
DE VARENM.S, 6flS.
Tournure militaire.
U m * CA PLAIS.
Avec uno robe gme.
DK VARtN.Mi.S-
Hein ?
CAPLAIN.
Non l non I
GASTON
Un chapeau rose.
■■•.caplain.
Avec des moustaches?
Gaston, s'impatientant.
Eh! morbleu!...
■■• caplain.
Ah 1 pardon, pardon... C’es^ qu’aussi des robes grises, des moustaches, des chapeaux roses... Vous m'embrouillez !
DE VARINNIS.
Enfla I
■ ■• CAPLAIN.
Enfin, monsieur, je n’ai pas ce signalement... D'ailleurs, il n’y a pas ici d'homme seul.
• DB VARRNNRS.
Eh ! il fallait donc lo dire ! (Il rtgorie à sa montre, puis il reprend sa boîte de pistolets.)
Gaston, frappant du pied.
Ah çb, me répondrez-vous ?
■■• caplain, prenant Gaston à part.
Voici, monsieur ; robe grise, chapeau ro»e, je crois ; mais... (elle lui parle 6ai) dame ! c’est que. . .
Gaston, •'impatientant.
Ah çà, pariez donc de manière h vous faire entendre !
■■* CAPLAIN.
Ne vous emportez pas. (Très-bas.) Une dame seule ?
Gaston, s'emportant.
Eht oui... L’avez-vous, ou no Pavez-vous pas? Voyons, répondez I
■•« caplain, dm ton mystérieux.
Avec ta gouvernante, je crois que oui, monsieur... Mais c’est «u’il y a quelqu’un... un monsieur... de qui elle ne veut pas être vue.
Gaston, à part.
Cest moi ! (Haut.) Attendez. (Il passe à gauche près de la chaise , lire son portefeuille de sa poche, et écrit mus écouler ce ?**•' se passe. De Farennes est descendu à droite, od il pose sa botte sur la chaise qui est de c* côté*.)
hector, reparaissant au fond ,
Personnel
de varennbs.
Vous allez me loger, madame.
m® # caplain.
Avec plaisir! Un appartement au second ; chambre superbe, ü deux lits !
HECTOR, descendant vivement entre Gaston et M mt Caplain .
Comment! une chambre magnifique, au second, deux lits, et ’ vous m'eu refusez un pour reposer ma tôte î db vahennes, à part.
A qui en a-t-il, celui-là?
■ “• CAPLAIN.
Ah! c’est que monsieur... c’est que... ce jeune homme l’avait retenue d’avance.
de yareknes.
Hein?
caplain, 6a» à de Farennes.
Dites comme moi. (Haut.) N’est ce pas, monsieur?
DE VARENKES .
Oui, oui... Mais, permettez, monsieur; je suis ici pour uno a (Faire fort désagréable qui me retiendra peu de temps... Je repai tirai avant la nuit, je l'espère... Je vous cède mes deux litspou r reposer votre tète.
HECTOR
Trop bon, monsieur; J’attendrai votre départ. D’ailleurs, n»oi* môme, je couche à Fourchant beau.
DE VARENNBS.
Ah ! (Hector salue de Farennes, puis il t remontent ensemble en causant .)
Gaston, à M mt Caplain.
Tenez, voici une carte que je vous prie de remettre à celle dame. Vous lui direz que j’attends respectueusement qu’ello veuillo bien me permettre de lui présenter mes hommages.
M** CAPLMN.
UÜRIENbE DE CL UN Y.
C'en que, je ne sai?...
Gaston, ai'i'c impatience.
Eh ! dépêchez-vous donc, morbleu !
h®* caflain, à pari.
Quel homme! -il parle â une femme comme b un soldai du roi du Prusse. (Elle va pour sortir A droite.)
OA&TQN , à part.
C’est l’unique moyen de m'assurer. (Haut.) Ah! tous me donnerez une chambreî
CAFLAIM.
Oui, monsieur; dans ce pavillon là-bas, au premier. ( Elle montre la gauche.)
Hector, descendant à elle .
Hein?
Air : De tommeiUer encor, ma chire.
Votre mitron ni donc rutint* ,
Du haut en bu T
CArum. prie de la porte de la maiton.
Jemaii!
MSCToa.
Je toi
Que l’anbergUla eal «mplairaote Pour tout le monde, eireptd moi.
Je toux, ebet voo», quoi qu'il adrienne,
Una chambre pour me loger...
*»• CAPLAIN.
Je n’en ai qa'uae, el e'eat la mienne.
«créa.
Je ne toux pae la partager.
M n * Caplatn rentre daru la maienn.
* IOEMC m.