IV. B. 2. (Liasse.) — 62 pièces : 3 parchemin, 59 papier
1679-1781. — Legs et donations (suite). — Par testament du 24 sept. 1679, le sieur Martin-Emmanuel Gibiers avait disposé de ses biens en faveur des pauvres ou des fondations pieuses de Saint-Omer, son exécuteur testamentaire les céda (14 oct. 1704) à l’Hôpital Général (p. 1-4). — Transactions passées avec les familles de Harchies de Drinckam et du Boullart au sujet des difficultés survenues pour la succession de Gibiers ; l’Hôpital Général abandonne ses droits aux Harchies pour la somme de 2,250 1. (14 oct. 1723) et aux Boullart moyennant le payement de 7501. (23 fév. 1724, p. 5 7). — Procès à l’occasion de la succession de dom Garcias-Joseph de Gonzales de Alveda. Sentence du Conseil d’Artois (1705) qui met l’Hôpital Général en possession des titres et papiers de la succession et fait la partie adverse dépositaire des biens et effets. L’Hôpital par crainte de frais trop grands de procédure abandonne ses droits et rembourse Marie Alexandre, les marguilliers de l’église Saint- Vaast, les Annonc-iades, tous de Béthune. — Bail de
10 bonniers de terre situés à Fresne (11 déc. 1713) et vente à Jacques- Joseph Rousseau, bourgeois de la ville de Valenciennes, par ledit Hôpital, d’une rente de 531 1. 15 s. provenant toujours de la succession de Gonzales (p. 8-25). — Legs (12 nov. 1709) de 3,500 1.
par Lebrun, chanoine de la cathédrale (p. 26). — Autre par Leclercq, curé de Saint-Denis, des deux tiers de son mobilier (23 janv. 1771, p. 27). — Testament (27 mai 1774) et pièces y relatives, de MUe Marie- Anne Strabaut, veuve de Me Ignace Jean-Baptiste Daverdoingt, laquelle institue l’Hôpital Général son légataire universel (p. 28-45). — Compte de la succession de Jacqueline Verheyde contenant son testament (25 avril 1772) où elle ordonne que toutes les petites filles de l’Hôpital Général assistent à son convoi, et pour ce, il sera payé audit Hôpital la somme de 12 1. (p. 46). — Legs (6 fév. 1744) d’une somme de 6,000 1. par Mathieu de Mus, chevalier de Saint-Louis (p. 47). — Fondations de lits. — Fondation Broucqsault. — Acte notarié (16 déc. 1777) rendant exécutoire le testament de Charles-Louis-Léopold-Alexandre Broucqsault, chanoine de la Collégiale de Saint-Pierre d’Aire, par lequel il laissait trois années de revenus de ses biens à l’hôpital des Bluettes de la ville d’Aire, pour la fondation à perpétuité d’un lit réservé à une pauvre fille, à la nomination de la famille Broucqsault. L’Hôpital ayant refusé cette donation, elle fut offerte à l’Hôpital Général qui l’accepta avec les mêmes conditions. — Trois nominations (1778) de petites filles à la place fondée (p. 48-53). — Fondations de Pan de Wisques. — Acceptation (23 avril 1729) par Mgr de Valbelle, évêque de Saint-Omer, Pierre des Martins de Puilobier, chanoine de la cathédrale, Me Adrien- François Grardel, curé du Saint-Sépulcre, M® Dominique Rogier, avocat, Jacques-Augustin de Croisilles, sieur de La Blanche-Motte, M® Charles-Robert de Vyssery, avocat, M® Jean-Baptiste de France et Thomas-Joseph Enlart, sieur de Saint-Maurice, avocats, administrateurs de l’Hôpital Général, d’une rente de 30 1. par an, au rachat de 600 1. par Maximilien de Pan, sgr de Wisques, pour la fondation d’un lit en faveur d’une pauvre fille de Saint-Omer ou de Wisques, à remplacer au moins tous les trois ans. — Acte notarié (18 janvier 1757) portant la durée de séjour de la pauvre fille qui profitera de la fondation de Pan à six mois au lieu de trois (p. 54-58). — Autre fondation (3 août 1735) du même Maximilien de Pan de Wisques acceptée par PHôpilal Général, après le refus de l’Hôpital du Brûle en faveur d’un enfant âgé de sept ans accomplis ou d’un vieillard de soixante ans, moyennant la somme de 2,000 h, une fois donnée (p. 59-60). — Fondation Girardel. — Acte d’acceptation (16 juin 1627) d’une somme de 1 ,250 1. pour la fondation à perpétuité d’un lit en faveur d’une pauvre
fille qui y restera jusqu’à ce qu’elle soit en état de gagner sa vie (p. 61). — Fondation anonyme , non datée, en faveur d’un garçon de sept à douze ans qui recevra à son entrée quatre chemises, une paire de souliers, une paire de bas. On attendra pour le remplacer que quatre ans se soient écoulés et ainsi de suite, à perpétuité (p. 62).
IV B. 3 (Registre.) — In-folio; 24 feuillets manuscrits surl52, papier
1 704-1 7o4. — « Registre des fondations, dons et legs faits par testamens et autres dispositions en faveur de l’Hôpital Général en la ville de Saint-Omer. » — Copies des actes précédemment analysés. — Lettres patentes du Roi établissant l’Hôpital Général. — Acte de cession de la maison des Bluels (23 août 1704). — Testament de sire Martin Gibiers. — Création (anonyme) d’une rente de 150 1. au capital de 2,100 1. sur l’Hôlel-de-Ville de Paris (22 juin 1705). — Cession (9 déc. 1705) par Mgr de Berq uigny des deux tiers de la fondation de messire Philippe de La Cornhuse, sieur de Sambletun. — Testament (20 mai 1708) de messire Louis-Alphonse de Valbelle, évêque de Saint-Omer, qui lègue à l’Hôpital Général tout ce qui lui sera dû à sa mort en fait de rentes, droits de lods et ventes, arrérages, casuels, ses meubles et son argent comptant, à charge par ledit Hôpital de supporter les frais de ses funérailles, d'acquitter ses dettes, et payer les réparations de l’hôtel épiscopal à son décès. — Testament de Lebrun, chanoine de la cathédrale, mort le 10 sept. 1713. — Acceptation du don de 500 1. (19 fév. 1716) fait par Rogier, l’un des administrateurs de l’Hôpital Général, pour faire célébrer une messe tous les lundis à son intention. — Autre don de 500 1. provenant du même, accepté par l’Hôpital Général (7 janv. 1718) entraînant la charge d’une messe tous les vendredis à perpétuité, à l’intention du fondateur. — Donation par noble dame Anne Delebecque, veuve d’Antoine Galonné de Courtebonne, faite par testament (12 déc. 1655) aux Pères Récollets, de treize mesures de terres dont la rente devait servir à la fondation d'une messe à perpétuité. Les Récollets étant empêchés par leur règle d’accepter cette fondation, qui resta toujours sans effet, le chanoine Veuglart l’offrit (9 mars 1718) à l’Hôpital Général qui l’accepta. — Testament (7 avril 1727) de Monseigneur François de Valbelle, de Tourves, des vicomtes de Marseille, évêque de Saint-Omer, abbé de N.-D. de Pontron, qui lègue à l’Hôpital
Général le tiers de son revenu qui est de 480 1., le fonds de 24,000 1., « si on le rembourse » d’un contrat qu’il possède sur les États de Bretagne, 600 1. d’argent comptant, le prod uit de la vente de sa vaisselle d’argent (moins 30,0001. léguées au séminaire), enfin 200 1. de rente à prendre sur une maison située à Saint-Omer, à charge d’une messe annuelle. — Testament (17 sept. 1744) de Mgr Joseph-Alphonse de Valbelle qui donne le surplus de ses biens à partager entre l’Hôpital Général et le séminaire, sans charge aucune. — Testament de M. Desmartins de Puilobier (9 mars 1751), chanoine, archidiacre de l’église de Saint- Omer.