V. | 2. A. 1. (Liasse.) — 21 pièces, 3 parchemin, 18 papier
Io99-1702. — Don fait (14 décembre 1599) par demoiselle Anne de Noyelle, fille de défunt messire Adrien de Noyelle, chevalier, seigneur de Croix, Boncourt et de noble dame Françoise de Lille de toutes les maisons et héritages quelle a en la rue de l’Avoyne près du cimetière de l’église Saint-Sépulcre et de la petite chapelle du Saint-Sacrement, pour servir après sa mort, d'hôpital « en l’honneur de Dieu, de la Sainte Vierge et de Madame Sainte Anne ». Y seront logées, accommodées, entretenues et nourries trois pauvres veuvesou filles débiles de la paroisse du Saint-Sépulcre. Le curé, « l’ancien maneglisier et l’ancien tablier des pauvres » de la paroisse pourvoiront aux places vacantes. Si une place devient déjà libre du vivant de messire Adrien de Noyelle, seigneur de Croix, gouverneur de la Motte-aux-Bois et frère de la donatrice, celui-ci aura le droit d’y nommer (p. 1-3). — Acte de donation ( 14 décembre 1599) par la môme demoiselle Anne de Noyelle, qui, à sa précédente fondation, ajoute une ferme située à Cappellebrouck contenant 72 mesures de terre, et une autre contenant 67 mesures et située à Brouckerke (p. 4). — Testament (31 décembre 1605) de demoiselle Anne de Noyelle où elle confirme la fondation de l’Hôpital Sainte-Anne ; elle met comme clause que le salaire du chapelain qui dira deux messes par semaine à son intention dans la chapelle Sainte-Anne soit toujours pris, au préalable, sur les revenus de ses deux fermes. Si l’on vient à détourner sa donation, elle ordonne qu’on l’applique à l’entretien de pauvres étudiants en lettres latines au collège des Bons Enfants. — Codicille de ce testament (15 février 1606) où elle trace les détails de ses funérailles et fait diverses donations nouvelles : à
l’église Saint-Sépulcre, deux tapis de « quennevas ouvré », un calice d’argent doré, « nappes, casubes, tuniques pour l’autel de la chapelle Sainte-Anne » ; à l’autel de la Vierge, un tableau « où est l’effigie de la descente de Notre Seigneur de sa croix » ; à son frère une croix d’argent avec le pied de bois doré ; à son fils Jacques un bénitier d’argent ; à sa sœur Marie, tous les tableaux représentant leurs ancêtres, à Marie Decherf demeurant chez elle, un tableau peint à l’huile représentant sainte Anne, avec un petit coffret de bois peint. Elle confirme encore la fondation de son hôpital et, « comme dès maintenant elle a retenu et collocqué trois pauvres, Jehenne Leuridon, Isabeau Vitriez, et Marie Ogier, filles que ne polront estre changées », elle veut en outre qu’avant de procéder à aucune vente de ses biens ces trois femmes soient pourvues de « licts accoustrements, linges et autres commoditées de mesnage et que son oratoire leur demeure en la forme qui se trouvera orné et paré au jour de son trespas ». — Deuxième codicille (16 décembre 1705, p. 5-11). — Réclamation (20 juillet 1607) d’Adrien de Noyelle contre le legs testamentaire de sa sœur ; il produit comme pièce à l’appui un extrait du partage que leur père a fait de ses biens (p. 12-17). — Copie des lettres patentes du Roi (février 1702) ordonnant la fondation de l’Hôpital Général dans lequel seront réunis le Refuge des Chartreux, l’établissement nouveau des Bluettes, la maison des Bluets et l’Hôpital Sainte- Anne, tout en observant religieusement les fondations de chacune. Notification de cette décision faite aux administrateurs de l’Hôpital Sainte-Anne. — Protestation (27 avril 1702) des administrateurs Cadart, pasteur du Saint-Sépulcre, Duval, Le François, Laurent Loissel contre cette réunion qui blesse les intentions de la fondatrice (p. 18-21).
Pas-de-Calais. — Archives hospitalières. Saint-Omer.
SÉRIE B
TITRES DE PROPRIÉTÉS ET DROITS UTILES
V. §2. B. I. (Liasse.) — ISO pièces, 1 0 parchemin, 120 papier.
1617-1788. — Biens en général. — Brouckerke. — Déclaration de la ferme qui contient « 14 mes. 3 quart. 1/2 de terres à labour, 8 mes. 1/2 quart, de prairies, 10 mes. 1 quart, de terres à labour du midi de la ferme, compris une mesure de prairies, 5 mes. de pâtures, cour et jardin à légumes, 25 mes. 1 quartier de prairies à l’usage de mauvaise pâture, ensemble G3 mes. 1/2 quart ». — Pièces comptables (1735-1747) fournies par Jean-François de Schodt, fermier, pendant la gérance de sa ferme (p. 2-11). — Poursuites dirigées contre ce même fermier pour non payement de fermages. — Baux de cette ferme consentis (1677) à Charles Verhiese ; (1756) Jean-François Vercoutre (p. 12-51). — Cappellebrouck. — État des bâtiments des fermes de Cappellebrouck, Brouckerke et Saint- Folquin. — Vente « judiciele » (1719) des grains d’hiver croissant sur les terres de l’Hôpital Sainte-Anne. — Ordres donnés au fermier sur la manière d’opérer les planlis d'arbres montants. — Devoirs des fermiers de Cappellebrouck. — Quittances des redevances dues à la seigneurie de la Motte à Cappellebrouck. — Demande de main-levée des manoirs situés à Cappellebrouck et Brouckerke qui ont été confisqués à cause de la guerre ( 1677). — Constructions nouvelles et répations à la ferme. — Ventes d’arbres (1788) de la ferme de Cappellebrouck occupée par Jean et Antoine Wissocq (p. 52-125). — Noortpeene. — Bail emphytéotique ( 1 715) de la ferme de Nortpeene consistant en 46 mesures, â Antoine Hollebecque (p. 126-127). — Saint-Folquin .
— Commandement fait (1674) au sr Gaspart Warins de payer les 500 livres de fermage qu’il doit pour occupation des terres de l’Hôpital Sainte-Anne à Saint- Folquin sous peine de saisie de ses biens (p. 128-129).
— Saint-Nicolas. — Vente (3 juin 1704) par Guillaume- François de Boyaval, demeurant à Saint-Omer, à Augustin Meuriôe demeurant à Ruminghem de plusieurs parties de terre (p. 130).