JE NANTES
n'ayant aucun antécédent « bronchitique » ou « pleurétique ».
Éliminer d'emblée tous ceux qui par leur faiblesse conslitutionnelle, ou leur habitus extérieur (roux, vénitiens) peuvent être des «candidats » à la tuberculose.
Et à ceux qu'on aura choisis, ilimporte surtout de faire une éducation hygiénique sérieuse, leur montrer que si la tuberculose est maladie contagieuse, elle est aussi évitable et curable : bien les convaincre que, dans les mesures qu'on leur dit de faire exécuter ou d'exécuter, il n’est rien de négligeable, et que c’est en s’y conformant strictement et minutieusement, qu'ils rendront le plus de services aux malades, en s’en rendant d’abord à euxmêmes.
Il serait désirable en particulier que les surveillantes mises à la tête d'un service hospitalier de tuberculeux, satisfassent le plus possible à ces conditions.
Et si nous insistons sur ce point, c’est qu'en eflet, plus peut-être que dans n'importe quel autre service, la survaillante doit être ici la puissante auxiliaire du médecin.
Dans ce service spécial, pourvu d'une réglementation intérieure parlicuhère dont l'observation rigoureuse est la garantie essentielle du bon fonctionnement et aussi des bons résultats, il faut, en dehors des heures que passe, le matin, le médecin dans le service, la présence constante d'une surveillante consciencieuse.
Elle veillera à ce que tout ce qui a rapport à l'asepsie médicale du service soit scrupuleusement exécuté et conformément aux indications du médecin.
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Ferme, sans être pour cela arrogante ou criarde, elle veillera aussi à ce que le programme de chaque jour soit fidèlement rempli, n'oubliant jamais qu'elle a affaire à des malheureux, dont le caractère parfois difficile, aigri par la misère et les privations, rendu exigeant par la maladie elle-même, est cependant digne de pitié, susceptible de certains ménagements sans qu'on soit pour cela obligé de faire preuve de faiblesse ou d'indifférence.
Encore une fois, nous insistons sur ce point parce que nous avons été malheureusement à même de juger les déplorables effets causés par l'insuffisance d’un personnel incapable ou indifférent : l'indiscipline règne là où on ne devrait trouver que l'ordre et la discipline : les résultats sont faussés.
M. le D' Sersiron disait : (Tant vaut le médecin, tant vaut le sanatorium. »
Notre expérience personnelle nous permet de dire à notre tour qu’en fait de service hospitalier, tant vaut le
personnel, tant vaut le service.