LE SURINTENDANT DU CONSEIL DE L'INSTRUCTION
Comme notre Ordonnance scolaire de 1892 a été, à n'en pas douter, inspirée par une société dont elle suinte l'esprit par tous les pores, le Conseil de l’'Instruction à fait appel aux lumières pédagogiques d'un frère tout dévoué et haut dignitaire de la secte.
Cette société qui travaille dans l’ombre, est la grande ennemie de l’Église Catholique, et par conséquent, de l'influence et de l’éducation catholique. Voulant détruire nos écoles, remplacer l’éducation chrétienne par une éducation laïque, matérialiste où sans-Dieu, la dite société a fait présent au Conseil de l'Education d’un auxiliaire sur le compte duquel ce Conseil était bien renseigné, auxiliuire ayant déjà fait ses preuves dans le Manitoba, et Mr. Gcoggin est arrivé à Regina pour y exercer les importantes fonctions de Surintendant des Ecoles. Ti est venu, non pour abolir brutalement, comme l'ont fait messieurs Martin et Greenway au Manitoba, les écoles catholiques, mais pour arriver au même but par des voies plus habiles et plus astucieuses.
Employé du Conseil! de lInstruction Publique, il sera censé suivre la direction et exécuter purement et simplement les ordres reçus de Mr. Haultain et de ses collègues, tandis qu'en réalité il sera l'âme et l’instigateur attitré des mesures prises au Conseil de l'Education. C'est le Surintendant qui proposera les règlements et le choix des livres de classe ; c'est lui qui gouvernera les inspecteurs et recommancera ou refusera les certificats de qualification. Les membres de l'Exécutif, ayant à s'occuper pius directement du gouvernement proprement dit des Territoires,se déchargeront volontiers du gouvernement scolaire sur un surintendant dont ils n’ont point à craindre un mouvement de sympathie pour les écoles catholiques qu'il fera mourir à petit feu.
Peu à peu Mr Goggin deviendra le Tzar de l'éducation dans le Nord-Ouest, tout en ayant l'habileté de laisser croire encore aux autres qu'ils sont rois et maîtres et qu'il n’est que leur serviteur, fidèle exécuteur de leurs ordres.
Après deux années seulement depuis la mise en force de l’ordonnance de 1892, il pourra se vanter d’avoir été plus fin, plus rusé que le gouvernement Greenway et d'être arrivé au même but, sans exciter le même mécontentement, la même opposition à la loi scolaire, que dans le Manitoba. Il pourra même essayer de faire croire que la minorité, dans les Territoires, est satisfaite du système dont elle souffre depuis 1892, Qu'il se détrompe. Non seulement la minorité
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catholique est loin d’être satisfaite, mais comme dans le Manitoba, elle ne cessera de revendiquer ses droits à ses écoles séparées catholiques de fait et pas seulement de nom. Nous ne cesserons de protester contre l'injustice dont nous sommes victimes et contre l’application ennemie, sectaire, arbitraire de l’ordonnance scolaire qui nous régit.