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8, Comme
nous croyons lavoir fait voir dans ce travail tout imparfait qu’il soit par ailleurs, nous continuerons de donner un démenti public et formel à l’assertion indigne et mensongère de ceux qui osent affirmer que la Minorité Catholique des Territoires est satisfaite du système scolaire dont elles souffrent depuis trois ans.
Et maintenant nous tournant vers nos coreligionnaires du Manitoba encore plus brutalement persécutés que nous ne le sommes nous-mêmes, nous le: félicitons du bon combat qu'ils n’ont cessé de livrer et qu'ils soutiennent toujours avec tant de courageuse énergie de persévérante et de catholique unité.
Justice pleine et entière va bientôt être rendue, nous en avons la plus ferme confiance. Nous comptons pour eux sur les déclarations si nobles, si claires, si expressives faites par l’Honorable Premier, Sir McKenzie Bowell et plusieurs de ses plus distingués collègues, à la dernière session du Parlement, et renouvelées depuis en maintes circonstances et localités différentes, au cours de la visite de l’Honorable Premier et de Monsieur le Ministre de l’Intérieur, dans le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest.
Malheureusement d’autres honorables membres du Parlement Fédéral, ont cru pouvoir, sinon s'opposer complètement à toute loi remédiatrice en faveur des Catholiques du Manitoba, du moins suggérer l’adoption de ce que nous n’appellerions pas même une. demi-mesure, mais bien plutôt une mesure et un remède dérisoires.
Monsieur Nicolas F, Davin, que j'ai déjà cité dans le cours de ce travail, s’exprimait ainsi, sur la question scolaire du Manitoba, à la Chambre des Communes, le 17 juillet 1895:
** Je suis en possession d’un témoignage d’une assez haute im- ‘* portance pour affirmer que si le système actuellement en force “ dans les Territoires du Nord-Ouest, était octroyé au Manitoba, la ‘* Minorité de cette Province, serait satisfaite. L'autorité sur laquelle ‘je m'appuie pour soutenir mon affirmation, est telle qu'elle est “ presque la plus forte que nous puissions avoir. Mais quel est ce ‘* système scolaire ! C'est un système des plus modérés, complète- * ment différent de ce que l’on est convenu d'appeler “ Lois remé- * diatrices.”
# Dans les Territoires du Nord-Ouest nous avons des écoles
* publiques et des écoles séparées. Nous avons les mêmes inspec-
‘teurs, le même cours d'étude, les mêmes livres, le même pro- “gramme, le même enseignement depuis Jheures du matin jusqu'à “3 heures de l'après-midi. À 3 heures (3 heures et demie) l’en- * seignement religieux. déterminé par les commissaires, est donné.”
‘ Avant que je vinsse ici un gentilhomme catholique, s'appuyant * sur l'autorité même de feu l'Archevêque Mgr Taché, dont il avait * l'entière confiance, me dit que le Manitoba serait satisfait du ‘‘ système aujourd’hui en vigueur dans les Territoires du Nord-
‘* Ouest. Je dois avruer que je trouvais cette demande excessive- ‘“ ment modérée et si quelque chose doit être fait, on ne peut cer- ‘ tainement moins faire.”
Je suis peiné de dire que Monsieur Davin n'a saisi ni toute la pensée, ni toute la portée des paroles du gentilhomme catholique dont il parle L’honorable membre de l’Assiniboia Ouest n'a certainement pas eu l’idée, à plus forte raison, la volonté d'affirmer une fausseté. Son caractère et son honneur sont parfaitement à couvert. Ce Monsieur, sur le témoignage duquel il s'appuie m'a tout dernièrement donné à moi-même, de son prupre mouveinent, une explication bien satisfaisante. Dans la conver:ation à laquelle fait allusion Monsieur Davin, il a simplement manifesté son étonnement de ce que le gouvernement du Manitoba n'avait pas même laissé à la Minorité Catholique de cette Province le minimum qui nous reste encore dans les Territoires du Nord-Ouest.
Evidemment il y a un abîme entre cette explication du geatilhomme catholique et l’exposé fait par l’Honorable Monsieur Davin à la chambre. Il a agi de la meilleure bonne foi du monde, il saura noblement et franchement réparer son erreur involontaire à la session qui se prépare. Avec nous, il aflirmera devant les représentants du Canada la vérité de la conclusion suivante :
LE SYSTÈME SCOLAIRE DES TERRITOIRES DU NORD-OUEST Esr INADMISSIBLE AU MANITOBA,
En effet, si par impossible les Catholiques du Manitoba acceptaient un semblable système, quels scraient leur part de gouvernement, leurs droits, leurs libertés, leurs privilèges, en matière d'Education ? Les voici :
1. Un conseil d'Instruction Publique où pas un seul catholique n'aura droit de vote.
2. Un surintendant choisi parmi les dignitaires d’une société créée et mise au monde pour d truire le christianisme et Dieu luimême, si c'était possible; un surintendant par conséquent hostile à leurs écoles, à leurs communautés religieuses enseignantes surtout.
3. Défense d'établir un district scolaire catholique séparé, avant que la majorité ait organisé son district public protestant.
4. Ordre d'abandonner le choix de tous leurs livres classiques et de ne plus conserver un seul livre catholique, pas même pour la lecture et l’histoire.
5. Renoncer à la nomination de leurs inspecteurs, dont pas un seul ne sera catholique.
6. Abdiquer tout droit de juger aucun appel des décisions des dits inspecteurs.
7. N’avoir aucune autorité en tout ce qui concerne la disciplire
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