CONCLUSIONS
L — L'huile de foie de morue a été introduite dans la thérapeutique par l'observation sagace des médecins du siècle dernier qui empruntèrent ce médicament à l'empirisme des peuples du Nord.
I. — D'abord employée contre les maladies articulaires et osseuses, le rachitisme; des erreurs de diagnostic la firent donner à des tuberculeux glandulaires, devant les améliorations constatées, son administration dans cette manifestation tuberculeuse devint systématique et fut étendue à la tuberculose pulmonaire.
III. — Après avoir été considérée par certains auteurs (Jaccoud-Grancher, comme un médicament presque spécifique de la phtisie, elle est aujourd’hui considérée tantôt comme un aliment gras, riche en produits merveilleusement assimilables, tantôt comme un médicament devant ses propriétés aux alcaloïdes, aux lécithines et autres composés phosphorés qu'elle contient. ÿ
IV. — L'huile de foie de morue s’est révélée une des meilleures médications de la tuberculose pulmonaire. On peut admettre qu’elle améliore toutes les périodes de la phtisie, et qu'elle n’a de contre-indications que le dégoût insurmontable que sa saveur donne parfois.
Les doses vraiment efficaces sont les doses élevées comme le préconisa Jaccoud. La tolérance de l'estomac des malades à son égard est la meilleure règle posologique.
V. — Des recherches récentes sur le traitement de la lèpre, affection analogue à la tuberculose, ont renouvelé le problème
M. Blanc. 3
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de l’action thérapeutique de l’huile de foie de morue. Les morrhuates de soude ont montré quelque efficacité dans le traitement de la tuberculose. Cette question est loin d’être au point. Le résultat de l’administration des morrhuates rappelle les effets obtenus avec l’huile chez certains malades supportant les hautes doses. L'action des morrhuates n’est pas sans analogie avec l’action de la tuberculine. De grands progrès sont à attendre de la chimie qui isolera peut-être de nouveaux corps plus actifs.