LE DROIT A.U DEVELOPPEMENT MORAL ET PHYSIQUE
te La Fédération considérant :
» Que rindivida, homme ou femme, a droit au déyeloppement intégral de son être physique, intellectuel et moral ; •
» Que ce développement importe au double poânt de Tue de l'individu et de l'espèce : tant vaut rhomme, tant peut l'homme ;
» Que l'expérience a prouvé que l'éducation donnée en commun aux deux sexes et par des éducateurs des deux sexes, ' ne pnésente pas les inconvénients qu'on avait appréhendés ; qu'elle est, au contraire, un puissant stimulant pour le développement des intelligences, le .pf'ogrès des études et de la moralisation ; qu'elle est le meilleur moyen démettre l'éducation des femmes en harmonie avec celle des hommes — et réciproquement — et par là
de constituer l'unité dans la famille ;
» Demande :
» io Que toutes les écoles nationales, départementales et communales spient ouvertes aux femmes comme aux hommes, ainsi que les diverses facultés des sciences et des lettres;
» 2° Que les femmes soient admises à tous les concours et à tous les examens aux mêmes titres que les hommes;
» 30 Que les écoles de tous les degrés soient organisées de manière à pouvoir être ouvertes aux élèves des deux sexes et dirigées par les deux sexes.
LA CITÉ FDTDRE 221