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PREMIERE PARTIE. - HYDROLOGIE

plus haute antiquité, les citernes ont été employées dans tous les pays. Elles se composent essentiellement d'un bassin de capacité restreinte, dont les parois sont revêtues d'argile ou de maçonnerie et que recouvre une voûte : un trop-plein écarte Teau surabondante, un appareil de puisage quelconque est disposé au-dessus du bassin. Pour empêcher Teau de se gâter par la stagnation, il faut observer certaines précautions indispensables : rendre les parois bien étanches pour ne pas recevoir d'infiltrations du dehors ; écarter les premières eaux à chaque pluie, parce que ce sont les plus chargées d'impuretés, d'où l'usage du citerneaii ; réaliser une obscurité complète, de manière à empêcher tout développement de la vie végétale et animale ; procéder à des nettoyages périodiques suffisamment rapprochés. A défaut, on constate bientôt l'odeur désagréable et caractéristique de l'eau croupie ; par contre, si les précautions sont bien prises, la conservation peut être indéfinie, puisqu'on a trouvé récemment en Algérie une eau excellente dans une citerne de l'époque romaine, cachée sous une mosaïque, et qui n'avait pas été découverte depuis des siècles.

Par surcroît de précaution^ et quand il s'agit d'eau potable, on adapte quelquefois aux citernes un appareil de filtrage. Tel est le cas des citernes de Venise, où l'eau est contrainte de traverser une

grande épaisseur de sable avant de parvenir au puits central dans lequel se fait le puisage : ce sont des cuvettes creusées dans la terre et dont les parois sont formées de boules de glaise pétries à la main et lancées avec force de manière à former un revêtement bien homogène ; l'eau y arrive à la partie supérieure par les cassetoni et s'infiltre dans une couche épaisse de sable avant de

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