CHAPITRE IX
TRAVAUX DE GAPTAGE
Belgique des serrements^ destinés à constituer, par un réglage sévère de Técoulement, des réserves souterraines, précieuses au moment de l'année où l'alimentation de la nappe se restreint ou s'annule, et oii il faut vivre sur l'approvisionnement des périodes humides.
66. ËiupruBiis skv^jL nappes profondes. — Lorsqu'on veut utiliser l'eau des nappes profondes^ à l'exclusion de celle de la nappe phréatique, il faut nécessairement — ou traverser cette nappe, et parfois d'autres nappes inférieures, en descendant des puits à partir de la surface du sol — ou encore pénétrer dans la couche aquifère par une galerie faiblement inclinée^ ouverte à partir de l'affleurement, lorsqu'il apparaît à flanc de coteau.
L'application de ce dernier procédé suppose des conditions topographiques spéciales : quand on les rencontrera, le travail à exécuter se présentera comme celui qu'ont entrepris les villes de Liège, de Bruxelles, de Nancy, elc, sans qu'il y ait de différence dans le mode d^opérer.
Dans le cas le plus général, c'est à des puits qu'il y aura lieu de recourir. Or le procédé ordinaire de construction des puits ne s^y prête pas, à moins de circonstances toutes spéciales, comme celles que l'on a rencontrées par exemple dans les Landes, où la couche perméable supérieure et la couche imperméable sousjacente ont de très faibles épaisseurs, de sorte qu'on y peut aisément, au moyen d'un bourrelet d'argile entourant extérieurement le revêtement maçonné sur une partie de sa hauteur, empêcher toute pénétration des eaux de la première nappe dans le puits et tout mélange avec l'eau de la seconde, qu'on se propose d'y recueillir. Les puits instantanés ou tubulaires peuvent rendre des services en pareil cas, surtout depuis les perfectionnements dont ils ont été l'objet naguère et qui permettent d'atteindre des profondeurs plus considérables. Mais le procédé auquel on est obligé de revenir le plus souvent c'est celui des forages : après avoir des-