‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 177 sur 415 · CHAPITRE XI. - ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. - ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITÉ

et, tout en conservant les piédroits verticaux et épais, se rapprochait du type en fer à cheval que Glasgow adoptait en 1856 pour sa belle dérivation du Loch Katrine et qui est resté cher aux ingénieurs anglais.

La couverture en dalles^ adoptée par les Romains au fameux pont du Gard, a été reproduite à Taqueduc de Montpellier et, plus près de nous encore, à l'aqueduc de Breslau.

C'est à Dupuit que revient l'honneur d'avoir théoriquement démontré^ pour les aqueducs couverts, les avantages de la section circulait e, oii la surface mouillée est celle même qui procure le meilleur débit (surtout si * la ligne d'eau se lient à une hauteur voisine des trois quarts du diamètre vertical, limitant de la sorte le segment qui a pour corde le côté du triangle équilatéral inscrit et qui se trouve correspondre à très peu près au maximum du rayon moyen ^) et dont la forme supprime toute poussée horizontale vers le dehors, en même temps qu'elle résiste mieux que toute autre aux p-ressions extérieures. L'adoption de cette forme rationnelle permet de réduire au minimum le cube des maçonneries et par suite la dépense même des ouvrages. Aussi les grands aqueducs de la Yanne, de l'Avre, du Loing et du Lunain, construits pour l'alimentation de Paris^ et l'émissaire général des eaux d'égout parisiennes ont-ils uniformément reçu la forme circulaire, avec des diamètres variant de 1 m. 80 à 3 mètres et calcu-

(l) D'après M. Collignon, le maximum correspond au cas où l'arc mouillé est de 257o 28' ; il est supérieur d'un cinquième environ au rayon moyen du cercle plein ou du demi-cercle (0,6086 r au lieu de 0,S0).

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