PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE
l'espace annulaire compris entre le moule et le noyau que le métal vient remplir. Mais cette fabrication réclame des soins par-ticuliers, des précautions multiples, pour que le métal soit homogène, l'épaisseur régulière, malgré le retrait qui se produit au refroidissement; la substitution du moulage vertical aux moulag-es horizontaux, employés antérieurement, a constitué à cet égard un progrès considérable. On coule encore horizontalement les pièces de raccord^ telles que les manchons droits ou à tubulures, les courbes diverses, les cônes, les bouts d'extrémité.
cei-cio
On fabrique couramment en France des tuyaux en fonte de toutes grosseurs, depuis 0 m. 03 de diamètre intérieur sur 2 m. 50 de longueur utile, jusqu'à 1 m. 10 et même 1 m. 30 de diamètre et 4 mètres de longueur ; ces derniers s'exécutent dans de
CËAPtTRE tl. — ADDUCTION DES EAÙX PAR LA GRAVITÉ
grandes usines, puissamment outillées, où les administrations entretiennent des agents réceptionnaires^ chargés de prélever à chaque coulée des échantillons sous forme de barreaux d'essai, de vérifier les dimensions des diverses pièces, de soumettre les tuyaux aux épreuves qui se font à la presse et sous un effort généralement double de la pression normale de service, après
quoi on les plonge à chaud dans un bain de coaltar liquéfié, où ils se recouvrent d'une couche protectrice, très efficace contre le développement de la rouille.
Divers types de joints sont employés pour la liaison de deux tuyaux consécutifs, et les abouts des tuyaux reçoivent des formes appropriées au type de joint choisi : le plus anciennement employé est le joint à brides \ les deux pièces sont terminées par des brides identiques percées de trous, entre lesquelles on interpose une rondelle de cuir gras ou de plomb, et qu'on serre au moyen de boulons ; très résistant, mais aussi très rigide, ce joint ne se prête à aucun mouvement des conduites, et il nécessite l'emploi de compensateurs ^^om parer aux effets de la dilatation ; le joint à emboîtement et cordon^ qui a remplacé le joint à brides, est aujourd'hui de beaucoup kww^w^ le plus répandu ; pour l'obtenir, on se sert de tuyaux présentant, d'une ~ part, un bout mâle garni d'un cordon et, d'autre part, un bout femelle évasé
en forme de tulipe^ qui constitue Vemboîtement ; le bout mâle d'un tuyau pénètre de 0 m. 10 environ dans l'emboîtement du tuyau suivant, laissant un intervalle annulaire de 0 m. 08 de longueur, qui est rempli moitié de corde goudronnée, moitié de plomb ; on commence par mettre et serrer la corde, après quoi on dispose en avant du joint un bourrelet de terre glaise^ dans