‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 205 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE

OU noyau, sur lequel s'enroule une surface hélicoïde et qui tourne dans un coursier incliné ; le diamètre de ce coursier, ou canon, est triple ou quadruple de celui du noyau, et la surface hélicoïde, qui fait un ang-le de 60*^ environ avec l'axe incliné de l'appareil, a une longueur 12 à 18 fois plus grande. Suivant les dimensions et rinclinaison de la vis et la hauteur d'élévation, qui ne peut dépasser 3 ou 4 mètres, on obtient un rendement de 50 à 75 pour 100. Lourde et encombrante, cette machine donne lieu à d'énormes frottements, et le pivot inférieur, constamment noyé, est d'un entretien difficile ; cela n'a pas empêché d'en faire encore il y a quelques années une application en grand dans l'usine du Katatbeh (Egypte), oh l'on a monté trois vis en tôle de 4 mètres de diamètre et 12 mètres de longueur, débitant chacune 2 mètres cubes par seconde.

En plaçant horizontalement une vis d'Archimède du type primitif, composée d'un tuyau enroulé sur un cylindre, on obtient

la pompe spirale : à chaque révolution l'extrémité ouverte du tuyau reçoit alternativement de l'eau et de l'air ; l'air emprisonné se comprime de plus en plus à chaque tour et finit par refouler l'eau à l'autre extrémité du tuyau, qui se relie de ce côté à une conduite ascensionnelle. En reproduisant le même dispositif pour l'entrée de l'eau, on peut obtenir avec cet appareil une aspiration, ce qui en fait une transîtion naturelle entre les engins de la première et de la seconde catégorie.

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