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CHAPITRE XXV

ÉVACUATION DES EAUX NUISIBLES

Dresde, de Budapest, de Cologne, etc. Les banquettes y sont en général doubles, symétriquement placées de part et d'autre d'une cunette médiane, et reçoivent une largeur d'autant plus grande que la cunette est plus importante (0 m. 40 à 0 m. 90), qui s'augmente d'ailleurs encore s'il faut en outre y faire place, comme dans le collecteur Sébastopol à Paris, à des conduits de grande dimension.

Quand les égouts sont constitués par des galeries, les bouches^ par où y pénètrent les eaux de la rue, pouvant être laissées librement ouvertes, présentent ordinairement des dispositions fort simples : tantôt c'est un orifice horizontal, encastré dans le caniveau et garni d'une grille, tantôt une ouverture verticale pratiquée dans la bordure du trottoir et sous laquelle l'eau

est dirigée par une bavette inclinée. Sur le parcours des conduits, oii les bouches doivent retenir au passage les corps solides entraînés, elles affectent le plus souvent la forme de siphons obturateurs, analogues à ceux qu'on dispose aux points bas dans les cours des maisons, et doivent être l'objet de curages fréquents, particulièrement à la suite des averses ; leur emploi implique d'ailleurs l'addition de pinses d'air spéciales, puisqu'elles interceptent la communication

indispensable avec l'air extérieur. Malgré ces complications, il est des villes^ comme Londres et Bruxelles, oii Ton a étendu, aux rues pourvues de galeries souterraines, l'emploi des mêmes bouches siphonnées que dans celles desservies par des tuyautages.

Les cheminées, disposées au-dessous des bouches, se trouvant placées presque toujours latéralement à Tégout et à quelque distance, doivent y être reliées par des branchements : pour celles du second type, ces branchements peuvent être de. simples

tuyaux ; mais, lorsqu'ils sont appelés à recevoir des projections de matières solides^ on doit leur donner, pour éviter les obstructions, des dimensions supérieures à celles des cheminées auxquelles ils font suite, et en outre un radier fortement incliné. Les conduits d'évacuation des maisons riveraines doivent être aussi reliés à l'égout par des branchements, qui ne sont souvent autre chose que de simples prolongements de ces conduits, un peu renforcés pour résister aux effets de la circulation publique, posés suivant des pentes aussi prononcées que possible et raccordés avec soin dans le sens de l'écoulement : k Paris, sauf dans les voies de faible importance

(2e catégorie) et pour les immeubles de moins de 3.000 fr.

de revenu, les brmichements pai'ticuliers sont constitués par des galeries accessibles, de 1 m. 80 de hauteur et 0 m. 90 de largeur en moyenne, fermées au droit de l'égout et ouvertes du côté des maisons, et qui reçoivent, outre le débouché de la canalisation des eaux souillées, les tuyaux d'alimentation d'eau, les fils téléphoniques, etc.

Pour la pénétration dans les galeries ou la visite des tuyautages, on dispose des regards, sortes de cheminées verticales, fermées au niveau du sol par un tampon mobile: sur le parcours des conduits de petite dimension, ces regards, toujours placés sur Taxe, deviennent de véritables chambres de travail,

où les hommes doivent pouvoir s'accroupir et

manier leurs outils, et il faut leur donner à cet effet une largeur suffisante ; pour l'accès des galeries, au contraire^ on rejette volontiers les regards

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