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CHAPITRE III

- LES EAUX DE SUPERFICIE

matières solides que les eaux courantes, moins riches aussi en microbes, soit parce qu'elles ont ruisselé moins longtemps à la surface du sol, soit parce qu'elles s'épurent lentement, grâce àla décantation prolongée : mais, si elles offrent peu d'épaisseur et se prêtent au développement des végétations aquatiques, leur teneur en matières organiques devient aussi parfois très grande ; c'est le cas des bords marécageux de certains .étangs.

Lors des troubles qui accompagnent habituellement les crues des rivières, les eaux courantes sont chargées d'une proportion inusitée de matières en suspension, variable d'ailleurs avec les régions, le régime des cours d'eau, la nature du sol... Ce sont ces matières qui constituent limons. On en trouve moyennement :

Kilogr.

Dans les eaux de la Seine 0,040 à 0,626

de la Saône 0,096 0,184

de la Garonne .... 0.250 0,400

de la Loire 0,192 0,467

du Rhône. ..... 0,482 1,758

de la Durance .... 1,454

du Var 3,577

du Rhin 0,111

du Pô. ..... . 1,600

du Nil 0,444

du Gange 0,330

du xMississipi .... 0,553 1,748

Les quantités de limon augmentent parfois considérablement aux époques de crues exceptionnelles : c'est ainsi qu'on a trouvé 2 kg. 738 dans les eaux de la Seine, le 24 septembre 1866, et jusqu'à 36 kg. dans celles du Yar, le 30 juin 1865. Quant à la composition du limon, elle est naturellement des plus variables ; voici à cet égard quelques indications :

Seine Loire Durance

Matières minérales. . . 58,71 0/0 78,33 0/0 93,42 0/0

— organiques . . 40,75 21,20 6,50

Azote 0,54 0,47 0,08

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