Magasins et foulons a riz de Salasco
30. Prise d'eau du naviletto de Robarello (rive gauche). .34. Pertuis de Verceil où se termine le canal.
Les ouvrages d*art proprement dits, existants sur le nnviglio, ou canal principal, sont distribués ainsi ;
CàRàUX IOYàUX. — CANAL D'iVRÉJS. 61
savoir : de la prise d*eau à la Rocca, 22 ponts et 8 aqueducs; de là à Sao-Germano, 23 ponts et 1 aqneduc^siphon ; de là à Yerceil, 9 ponts et 2 aqueducs. On compte en outre, sur le naviietto de la Mandria, 28 ponts et 6 aqueducs ; sur celui d*Âzigliano, 24 ponts et 7 aqueducs; sur celui de Grova, 4 ponts ; sur celui del Termine, 4 ponts ; sur celui de Salasco,
0 ponts et 5 aqueducs ; enfin, sur celui de Rabarello,
1 pont et 1 aqueduc. Les ponts, sur le canal principal, sont généralement en maçonnerie, ayant de 5 à 6 mètres de largeur entre les tètes, et de 6 à 9 mètres
d'ouverture, suivant qu'ils sont vers la fin ou vers l'origine du canal. Les ponts, sur lesnaviletti, sootde même largeur entre les têtes, mais n'ont généralement que 3 à 3,"50 de débouché. Les aqueducs servent pour la plupart à la transmission des eaux de dérivation, destinées aux arrosages; ainsi qu'à celles de quelques ruisseaux, qu'on n'aurait pas pu introduire dans le canal.
En fait d'ouvrages d'art, il y a donc, en tout, sur le canal d'Ivrée, qui a 72.200 mètres de longueur, 57 ponts et 11 aqueducs ; et sur ses six dérivations prin* (Hpales, occupant ensemble 64.680 mètres de développement, 66 ponts et 1 9 iKiueducs.
Je ne parle que des ouvrages dont Tentretien est à ia charge du gouvernement ; car postérieurement à l'ouverture du canal et de ses principales branches, il s'y est établi un assez grand nombre de ponts et de ponts-aqueducs, construits et entretenus aux ftrais des parties intéressées.
62 nÉMONT.
On ycompteeucoreneofinoulins et une forge; outre rétablissement de Salasco, composé de foulons et de magasins à riz ; ces divers bâtiments et usines sont compris dans les baux que passe le gouvernement^ pour Tamodiation des eaux.
Au moyen des divers embranchements dont il vient d^étre fait mention, et des 73 bouches de prises d'eau, établies sur sa direction principale, le canal d'Ivrée distrîbuedes irrigations à 32 territoires, qai sont ceux des communes suivantes : Ivrée, Albiano, Tina, Yestigné, Masino, Borgo-Masino, Moncrivello, Yillareg^ gia, Cigliano, Saluggia, Livorno, Bianzé, Borgo d'Alice y Alice, Trenzano, Santhia, San-Germano, Tronzano, Crova, Azigliano, Salasco^ Cacine-di-Strà, Olconengo, Veneria-Vercellese, Casalrosso, Yiemmiuo, Lignana, Selve, Dezzana^ Costanzana, Siroppina et Yerceil.
Portée f du canal, prix de l'ean, pradaito. --- La
portée du canal d'Ivrée, qui pourrait être plus considérable, est évaluée à IB^^SI? (1), Si cette quantité était employée uniquement sur des prairies, elle pourrait irriguer près de 15.000 hectares; mais indépendamment de l'eau perdue, en filtrations, le canal d'Ivrée entretient une assez grande quantité de riziè^ res qui, ainsi que les jardins de la Provence, consomment moyennement le double de Teau réclamée
(4) Gela correspond à 50 roues de Piémont» À 287^5 modules ^ on efliii à ^9Sfi onces milanaises.
CANAUX EOTAUI. — > €ANAL D'iTRÉE. 65
par une égale surfaoe de prairies. Par ces motifs, la soperficie arrosée n'est que d'environ 12.600 heo tares ; ce qui est peu considérable si Ton remarque que le canal d'Ivrée s'enrichit, sur plusieurs points de son long parcours, du produit d'une assez grande quantité de sources, qui suppléent très-utilement à la consommation déjà faite, sur les terrains supérieurs.
Le prix de l'eau a varié sensiblement dans cette partie du Piémont, et il a beaucoup augmenté depuis que, le gouvernement ayant mis sur un excellent pied l'administration des principaux canaux, dont il est devenu acquéreur, l'agriculture a pu compter sur une complète régularité, si nécessaire dans cet usage des eaux. Anciennement le prix courant de la roue n'était que de 2.200 francs, ce qui mettait l'once milanaise au-dessous de 290 francs de loyer annuel. Mais depuis une vingtaine d'années, notamment de* puis 4824, époque de la mise en ferme des canaux royaux, ce prix a doublé et dépasse aujourd'hui 580 francs l'once de 44 litres, ce qui approche de celui du Milanais.
Le gouvernement ne traite pas directement avec les partiouliers, pour la vente et la location des eaux; il y a des amodîateurs ou fermiers principaux, à qui Ton concède, par voie d'adjudication et par baux de neuf années, les eaux de tel ou tel canal, et ces en* trepreneurs se chargent d*en faire la distribution en détail, aux particuliers, à des prix dont le maximum est fixé dans l'adjudication .
De 1&24 à 1837, le canal d'Ivrée, y compris ses
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principales branches, a été affermé ainsi, moyennant la somme de 116.59r%67. Pendant Ja même pé* riode, les frais, à la charge du gouvernement, comprenant Tentrelien général, et la construction de quelques ouvrages d'art , ont été moyennement de 30.000 francs par an. Depuis 4 837, ce canal forme un seul lot d'adjudication, avec celui deCigliano, dont il est questioa ci-dessous.
C«Bal «• CIsliMi*.
Dérivé » à la fin du xvii* Mccle^ de la rive gauche do la Ooirc, torriloire de Villareggia, — ayant 34 .300 mètres de longueur, sur 8 mètres de largeur, — et portant 363 ooces d'eau (15"'^973).
■lutorlqne, dcserlptltMi el tracé. ^ Ce canal fut
ouvert en 1785, sous le règne de Victor Âmédée III. Il est dérivé de la Doire à environ 5 kilomètres en aval de la ville d'Ivrée, au lieu dit la Rona. Sa prise d'eau s'opère, comme celle du précédent, au moyen d'un barrage fixe, en maçonnerie, et de vannes régu* latrices. Il se termine, après un parcours de 31.300 mètres, sur le territoire de Carisio, où le résidu de ses eaux vient déboucher dans TElvo. Sa largeur décroît graduellement depuis 8 mètres à son origine jusqu'à i*,50 à son extrémité d'aval.
Ce canal alimente le naviletto de Salugghj ouvert à la même époque, et auquel il ne fournit que 1 *%680(1 ), ce qui n'est pas le quart de sa portée effective, car il
(I) Cinq roues d'eau, ou 10 onces milanaises.