IV. ORAGES EXCEPTIONNELS
L^écoulement a eu lieu par les égouts d'Elbeut et à la surface des chaussées ; de 8 heures et demie à onze heures, le débit par seconde a été sans cesse en augmentant ; le maximum s'est maintenu pendant deux heures, jusqu'à une heure du matin; enfin, les eaux ont baissé jusqu'à quatre heures, moment où Ton peut admettre que tout était fini. M. Tourné applique ensuite les formules de MM. Darcy et Bazin au calcul du débit par les aqueducs, et par la large rue qui occupe le thalweg après la réunion des deux ravins; il arrive aux résultats suivants :
Débit pendant la période du maximum . . . • 122,400"'
— — de croissance. . . . 76,500
— — de décroissance . . . 91.800
Total .... 290,700™
Le rapport de ce volume à celui de la pluie est d'environ trente-cinq centièmes. Il serait arrivé à la Seine un volume plus considérable sans la sécheresse antérieure du sol, et sans Temmagasinement dans les mares et dans les excavations des tuileries et briqueteries, assez nombreuses dans la partie supérieure du bassin.
Pendant l'écoulement des eaux^ des maisons ont été renversées le long de la côte rapide* qui précède la ville, et plusieurs personnes ont péri.