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ILies volâmes de la pluie et les débits des €$oars

d*eav, en été et en hiver. — D'après les calculs de M. Dausse,

le volume de la pluie qui tombe sur ce bassin en amont de

Paris est, en moyenne, savoir:

Pour le semestre d'été, mai-octobre, de. . 15.974.909.905

Pour le semestre d'hiver, nov.-avril, de. . 11.981.182.429

Cependant ce n'est pas en été qu'il passe le plus d'eau sous

les ponts de Paris. Le débit moyen du semestre n'est que

de 2.756.173.392-

soit les dix-sept centièmes du volume de la pluie, tandis que le débit fluvial de l'hiver atteint les quarante-trois centièmes de la

pluie tombée, soit 5.119.053.120

En entrant dans les détails» on trouve que la pluie en été dépasse de moitié celle de l'autre semestre (1*' novembre au 30 avril) dans les régions centrales du bassin de la Seine ; mais que, dans les parties hautes du bassin , la saison froide fournit plus de pluie que la saison chaude.

Dans le bassin de la Seine, dit M. Belgrand, la disposition

des couches de terrains perméables doit enlever une partie considérable de Teau tombée. Ces couches plongent les unes sous les autres, de telle sorte que les eaux absorbées tendent à s'enfoncer profondément dans le sous-sol. Une portion de ces eaux reparaît, sans doute, dans les sources nombreuses des terrains oolithiques ou des régions humides de la craie et des terrains tertiaires; mais il n'est pas douteux qu'une partie considérable, perdue pour le bassin de la haute Seine, passe sous Paris ou se disperse dans diverses directions.

99. Bassins de la Saône et du P6. — Bien que les bassins de la Saône et du Pô soient plus chauds que celui de la Seine, les volumes débités par les rivières sont une fraction plus forte du volume de la pluie : 0",SO pour la Saône, 0",75 pour le Pô. Cela tient principalement à la moindre perméabilité du sol. (Voir l'Annexe D.)

Quoi qu'il en soit, il suffit en été de quelques jours de sécheresse pour annihiler les effets des pluies ordinaires sur le débit des cours d'eau. Dans Tarrière-saison, une beaucoup plus grande partie de l'eau tombée profite aux rivières, parce que la terre a été saturée par les pluies précédentes, ou tout au moins amenée à un certain degré d'humidité.

SO. Bassin de la Meuse. — Dans sa curieui^e notice sur la distribution et la marche des pluies dans le bassin supérieur de la Meuse, M. Poincaré arrive aux rapports suivants des débits de la rivière et de la pluie, celle-ci ayant eu lieu du 26 novembre au 1" décembre 1869 :

1° Le débit du cours d'eau, déduction faite du débit initial, a atteint les quatre-vingt-quatorze centièmes du volume de la pluie, dans les terrains imperméables ;

2" Dès que la proportion des terrains perméables a atteint les quarante-cinq centièmes de la* surface, le rapport s'est maintenu, sans descendre davantage, entre 0",47 et0"',49. Les dix centièmes au plus de la pluie ont été enlevés par Té vaporation, ou conservés par le sol végétal ; quarante-deux centièmes environ correspondent au débit initial du cours d'eau, à l'approvisionnement des sources permanentes et à l'entretien de l'écoulement souterrain vers la mer.

8 1. CLIMATS. SAISONS 8i

SI. Absorption par la terre sèohe. — D'après M. Duponchel *, une terre arable suffisamment meuble peut absorber, sans écoulement extérieur ou intérieur, àPétat d'assimilation physique (c'est-à-dire sans qu'il y ait combinaison véritable comme on Tentend en chimie), jusqu'à 20 ou 25 pour cent de son poids d'eau, et parfois davantage.

L'influence de la composition de la terre est naturellement considérable. Les terres végétales renferment ordinairement les cinq éléments suivants, en proportions diverses; argile, calcaire impalpable, silex impalpable, calcaire palpable, silex palpable. M. Pichard a fait des expériences d'où il résulte qu'il y a équivalence, au point de vue de la perméabilité, entre les terres comprenant, mêlées aux éléments palpables, trente pour cent d'argile — ou vingt pour cent d'argile et vingt pour cent de calcaire impalpable — ou vingt pour cent d'argile et trente pour cent de silex impalpable *.

^9. E^es g^laeiers. L.es Mein^es. — M. Duponchel fait remarquer que les glaciers des hautes montagnes, qui fondent plus ou moins au printemps et en été, doivent contribuer an même litre que les lacs à rendre le régime de certains fleuves plus uniforme. Quant aux neiges accidentelles qui couvrent toutes les régions montagneuses pendant la saison des froids, leur fonte rapide, loin de modérer les crues, ne peut que les accroître lorsque le dégel coïncide avec les fortes pluies du printemps.

S3. L.e Mil. I^ Mi^er. L.e Sénéf^al. L.e Dannbe. — Dans

les contrées où les pluies sont périodiques, le régime des inondations est régulier; les crues sont durables et se reproduisent à époques fixes. Sous la zone torrido,où la saison des pluies est unique dans l'année, les rivières comme le Nil ', le Niger, le Sénégal, sont sujettes à une seule crue annuelle. Sur le Danube, on observe deux oscillations annuelles, deux mouvements alternatifs dans le niveau des eaux.

i. Hydraulique agricole (Lacroix, 1868) ; pages 57. 84, 87.

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