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DES EAUX LES PJ.US PURES

favorables à Tépuration manifesteront leurs effets.

Dans les vallées, la nappe d'eau superficielle est généralement située à une faible profondeur. C'est une des raisons pour lesquelles la densité de la population augmente en ces points. Or, pour éliminer leurs eaux usées et leurs déjections, les habitants font le plus souvent de simples trous qui communiquent avec les eaux de la nappe souterraine. Celle-ci sera alors contaminée en un grand nombre de points si le sol ne filtre pas.

On peut donc prévoir que les eaux suspectes se rencontreront le plus fréquemment dans les vallées. Pour obvier à cet inconvénient, on recommande de ne pas prendre les eaux circulant à la partie supérieure des alluvions.

Dans les grandes vallées, il existe généralement dans ces terrains deux nappes d'eau. La plus superficielle est celle qui reçoit les contaminations. Elle est séparée de la seconde par une couche plus ou moins épaisse d'argile. Celle-ci n'est peut-être pas complètement imperméable, ainsi que M. Mac Callie l'a montré au moyen du chlorure de sodium, mais protège souvent suffisamment les eaux inférieures contre les contaminations superficielles.

11 faut avouer qu'il est souvent assez délicat de distinguer à priori une première nappe d'une deuxième nappe.

Pour les eaux potables, on cherchera toutes les fois qu'on le pourra, cette deuxième nappe.

Au point de vue analytique, on constate que la première nappe est toujours riche en matières organiques et en bacilles coli communis. La deuxième nappe encontient beaucoup moins.

L'effet d'une telle distinction est très sensible au point de vue sanitaire. Nous citerons la ville de Nemours, qui a vu disparaître la fièvre typhoïde, quand on a eu creusé tous les puits jusque dans la deuxième nappe.

Sur les plateaux ou dans les vallées secondaires où la Tiappe est assez profonde, les eaux sont en général meilleures. On conserve généralement les fumiers et ies purins dans des conditions défectueuses et la plupart <ies puits des fermes sont contaminés, même sur les plateaux où répaisseur du sol est considérable. On s'en •aperçoit à Tanalyse chimique parce que la plupart sont •creusés en dehors du courant souterrain.

Nous avons déjà dit que dans un courant souterrain de débit suffisant, les infiltrations de purins ou de fosses •d'aisances ne se manifestaient pas à l'analyse chimique (à la Guinaud,dans le département de F Aube, par exemple).

Au point de vue hygiénique, l'eau recevant de telles infiltrations est toujours dangereuse. Elle l'est beaucoup moins qu'une eau de puits non creusé directement sur un courant souterrain recevant des infiltrations de purin. Les microbes nocifs y sont en abondance et ont plus de <îhance de prendre possession du corps humain où ils «e développeront et créeront la maladie. Les eaux des puits à courant doivent être préférées à tous les points de vue aux autres ; toutefois, pour alimenter une agglo- «îération, il faut éviter les eaux qui sortent immédiatement de sous une ville.

Les meilleures eaux au point de vue de l'alimentation :sont celles trouvées à la base d'un terrain perméable en petit de plusieurs décamètres d'épaisseur.

Dans les terrains perméables en grand, les infiltrations seront nulles quand le sol en amont du point où on doit prendre les eaux, sera boisé, ou surmonté d'une montagne et inhabitée. Aucun purin, aucun fumier ne sera susceptible de venir contaminer ces eaux. Elles sont donc d'excellente qualité.

La forêt permet, nous avons vu, d'augmenter la quan- «tité d'eau souterraine disponible. Elle en améliore •également la qualité. Ce sera un grand progrès dans •certains pays très peuplés, quand plusieurs aggloméra-

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