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VI. — MALADIES IMPORTÉES

En outre de la rougeole, de la rubéole, de la coqueluche, assez fréquentes et généralement bénignes, trois maladies endémo-épidémiques se peuvent constater en Nouvelle-Calédonie, soit chez les Européens, soit chez les indigènes : ce sont la fièvre typhoïde, la grippe et la peste.

FIÈVRE TYPHOIDE. — La fièvre typhoïde, introduite par les transports de soldats et de condamnés, a sévi fréquemment depuis le début de l'occupation. Rare chez les Canaques dans l’intérieur, elle frappe surtout la population civile à Nouméa, et plus particulièrement les troupes d'infanterie coloniale. L'eau de boisson, analysée à maintes reprises, ne saurait être incriminée. En ce qui concerne la caserne d'infanterie, c'est le mauvais état des latrines, les poussières et la contamination directe qui paraissent jouer le plus grand rôle (2).

Il en est de même d'ailleurs dans certains quartiers de la ville, où des cours intérieures servent de réceptacles à toutes sortes de détritus.

La constitution d'un bureau d'hygiène municipal permettrait de faire exécuter plus facilement les mesures prescriles par les commissions sanitaires, mal secondées jusqu'ici par les autorités locales.

Les chiffres suivants résument la morbidité et la mortalité par fièvre typhoïde parmi les troupes d'infanterie coloniale, de 1893 à 1903 (Kermorgant).

(1) KermorGanr, Affections du foie en Nouvelle-Calédonie. Ann. d’hyg. et de méd. coloniales, 1903, n° 2. — Maladies épidémiques et contagieuses qui ont régné dans les colonies françaises. Ann. d'hyg. el de méd. coloniales, 1903-1904.

(2) Lerèvre, Note sur la fièvre typhoïde à la caserne d'infanterie de Nouméa. Ann. d'hyg. et de méd. coloniales, 1903, n° 2. s

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