MORSURE DES SERPENTS
toxique peut toujours être vérifié de la unanière suivante: si on injecte 2 centimètres cubes dans les veines d’un lapin pesant environ deux kilogrammes, ce lapin doit pouvoir résister, cinq minutes après, à une dose d’un venin quelconcpue, calculée pour tuer, en ving-t minutes, les lapins témoins du même poids que le lapin qui a reçu le sérum préventivement.
I Un lég’er précipité albumineux dans les flacons n’est j pas un indice d’altération. Mais si le sérum est complètement trouble, d’apparence laiteuse, il faut. le rejeter, parce qu’alors il a été envahi par des g'ermes de l’air qui peuvent provoquer des abcès.
Traitement de la morsure de serpent. — La première précaution à prendre aussitôt que l’on est mordu par un reptile est de serrer le ‘membre mordu à l’aide d’un lien ou d’un mouchoir, le plus près possible de la morsure, entre celle-ci et la racine du membre.
On doit laver abondamment la plaie produite par les crochets du serpent en la faisant saig'iier, et l’arroser ensuite avec une solution récente de chlorure de chaux à i g'ramme A pour Go d’eau distillée, ou avec une solution de chlorure J d’or pur à i g'ramme p. 100.
. Ces deux substances détruisent très bien le venin qui ^ reste dans la plaie. On peut faire ensuite un pansement antiseptique ordinaire.
Il est inutile de cautériser le membre mordu avec un fer roiig-e ou avec des substances chimiques ; on doit éviter d’administrer de l’ammoniaque ou de l’alcool qui ne pourraient qu’être nuisibles au malade et au traitement par le sérum.
Traitement des morsures vénimeuses chez les animaux domestiques. — Dans certains pays, beaucoup d’animaux domestiques .(bœufs, moutons, chevaux, chiens) sont tués, chaque année, par des reptiles venimeux et occasionnent ainsi des pertes considérables aux ag-riculteurs.
3fjG PREMIER SECOERS EN ATTENDANT LE MÉDECIN
L’emploi du sérum anti venimeux permet d’éviter ces pertes. On en fait usag-e exactement comme pour l’homme et aux mêmes doses. Les injections aux animaux doivent être faites de préférence sous la peau du dos entre les deux épaules.
Enfin lorsque les animaux seront dans un état très alarmant, il conviendra de faire l’injection du sérum par vole intraveineuse, ce qui peut se faire très facilement dans la veine jugulaire, chez le cheval, le bœuf et le mouton ; dans la veine saphène, au niveau du jarret, chez le chien.